Remettre les pieds sur terre

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Par Franck Sander, secrétaire général de la FDSEA 67

La loi d’avenir agricole, actuellement en discussion au Parlement, nous livre chaque jour son lot de surprises. Le statut de l’animal hier, l’interdiction d’utiliser les insecticides de jour avant-hier, et aujourd’hui : l’interdiction de tout traitement phytosanitaire à moins de 200 mètres des habitations ! Trop, c’est trop. Nos gouvernants ont perdu tout pragmatisme. À vouloir légiférer à tort et à travers, ils n’ont plus les pieds sur terre et proposent des mesures qui certes font le buzz médiatique, mais sans se rendre compte qu’elles condamnent tout un pan de l’économie nationale !

Revenons-en aux faits. Des enfants ont été pris de crises de toux à la suite d’un traitement réalisé à proximité de leur école en Gironde alors que le vent soufflait vers cette école. Les mauvaises pratiques d’un agriculteur jettent le discrédit sur l’ensemble de la profession alors que, globalement, nos pratiques sont respectueuses de nos concitoyens. Ce dossier est symptomatique, il montre bien que nous devons plus que jamais être rigoureux et respectueux des bonnes pratiques. En tant que syndicaliste responsable, nous devons continuer à sensibiliser les agriculteurs sur le respect des règles de base.

 

Refuser la dictature de l'absurde

Mais de là à vouloir légiférer et interdire tout traitement à moins de 200 m des habitations… C’est un pas que nous ne voulons surtout pas voir franchi ! Selon une première estimation, près de 13 millions d’hectares seront concernés par cette interdiction au niveau français. En Alsace, compte tenu de la densité de l’habitat, ce sont plus de 100 000 ha, soit plus de 30 % de la SAU qui ne pourront plus être protégés contre les adventices et les ravageurs ! Autant dire que toute production sera impossible. Les agriculteurs subissent déjà suffisamment de perte de foncier liée à l’artificialisation des terres agricoles pour ne pas en rajouter par ailleurs.

J’insiste sur le fait que tous les systèmes de production seraient affectés : les grandes cultures, mais aussi la viticulture et les productions spéciales. L’agriculture conventionnelle, tout comme l’agriculture biologique (le traitement incriminé en Gironde était à base de souffre). Nous ne pouvons pas laisser passer une telle hérésie. C’est pourquoi la FDSEA a sollicité l’ensemble des parlementaires pour qu’ils montent au créneau et amendent ce projet de loi. Avec l’ensemble du réseau FNSEA et JA, nous serons particulièrement vigilants sur l’évolution de ce dossier. Il en va de notre avenir, c’est pourquoi nous ne resterons pas les bras croisés si la raison ne l’emporte pas.

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