Éleveur et fier de l’être

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Après une année difficile et usante pour les agriculteurs, nous sommes nombreux à être pressés de tourner la page de 2016. Alors que les travaux aux champs se terminent, profitons de la péri L’agriculture fait face à un matraquage médiatique sans précédent : pas une semaine ne se passe sans une émission « dénonçant » un prétendu scandale alimentaire, des maltraitances animales ou une pollution. Ces reportages chocs et caricaturaux balaient d’un revers de main les innombrables efforts réalisés par la profession agricole pour améliorer les pratiques. Que dirait-on si toutes les semaines des reportages dénonçaient les retards des RER, les grèves à répartition de la RATP et leurs RTT ? ode de Noël pour sortir un peu le nez du guidon et se tourner vers l’avenir.

LORBER GERARD

Dans ce battage médiatique, un mouvement est particulièrement scandaleux, c’est celui adopté par le militantisme vegan, car il n’a qu’un objectif : celui de détruire. Détruire l’élevage et faire passer les agriculteurs pour des assassins.

L’homme est par nature omnivore, c’est d’ailleurs ce régime composé de nutriments carnés de grande qualité qui explique, en partie, le développement important de notre espèce. De deux choses l’une : soit nous revenons à un régime de chasseurs-cueilleurs - mais il risque d’y avoir du monde le dimanche matin dans la forêt d’Illkirch-Graffenstaden pour préparer le repas dominical - soit l’élevage est la seule alternative crédible. C’est le choix qu’a fait l’homme il y a plus de 12 000 ans, et c’est celui que nous défendons aujourd’hui.

On nous répète assez souvent que l’homme n’est qu’un maillon de la nature. Dans ce cas, comme bien d’autres animaux, il doit accepter de tuer pour se nourrir, ou bien imposons le régime vegan au lion ! Notre société a voulu de plus en plus cacher la mort, tant et si bien que le consommateur ne fait plus le lien entre la nourriture et l’animal. Aujourd’hui le boomerang revient et l’effet est dévastateur. Les chiffres le montrent : ces reportages impactent la consommation de viande qui est déjà dans une situation délicate.

Un travail pédagogique est à refaire, certaines pratiques doivent également être améliorées. Mais nous devons avant tout faire reconnaître l’intérêt de la viande comme source essentielle de nutriments, l’intérêt de l’élevage en termes d’économie et d’emplois, d’entretien des territoires, de séquestration du carbone par les prairies, de contribution à la gastronomie française… Autant d’atouts pour la France.

Nous ne pouvons pas laisser 0,5 % de la population occuper la place publique et inonder les médias de leur doctrine. La riposte est en cours, elle prend deux formes. Tout d’abord communiquer encore et toujours sur nos pratiques - et ce leitmotiv doit s’appliquer à l’ensemble de la filière, pas seulement aux paysans. Mais nous devons aussi durcir le ton, c’est pourquoi plusieurs contre-manifestations ont été organisées par la profession devant des abattoirs pour contrer celles des mouvements vegan et défendre l’élevage, en montrant que nous sommes fiers de notre métier.

Gérard Lorber

Secrétaire Général de la FDSEA67

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