Scandaleux

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2016-10-11_165122

Scandaleux

Il n’y a pas d’autre mot pour qualifier l’attitude de l’ancien gouvernement qui laisse une ardoise de près d’un milliard d’euros au nouveau Ministre de l’Agriculture. 853 millions d’euros c’est la somme qui manque au budget pour le financement notamment de l’ICHN pour les futures programmations 2019 et 2020. Cette situation est d’autant plus insupportable qu’à Cournon en 2013, Francois Hollande, lui-même avait rassuré les organisations agricoles sur le financement des nouvelles mesures. Ce dossier met en lumière, s’il le fallait encore, l’amateurisme du gouvernement précédent, espérons simplement qu’aucun autre cadavre se cache dans les placards de Stephane LeFoll.

Stephane Travert a fait le choix de ponctionner une fois de plus dans les aides du premier pilier pour financer le second. Peut-être n’avait-il pas le choix dans le contexte budgétaire mais ce sont encore et toujours les mêmes qui trinquent, avec un rabot de 4,2% cette fois. Sans même parler des retards de paiement, l’application de la convergence plus les différents rabots pèsent lourds dans le montants des aides PAC du 1er pilier. Certes cet argent n’est pas perdu car il abonde le 2ème pilier, mais tout le monde ne peut pas y émarger.

Dans un contexte de prix bas, les primes PAC sont malheureusement une composante essentielle du revenu, en rabotant les aides du premier pilier c’est le revenu des agriculteurs qui est directement impacté. Entre 2013 et 2017, la baisse des aides du 1er pilier pour un agriculteur alsacien va bien au-delà des 5 euros d’APL par mois, mais pourtant on en parle beaucoup moins. La FDSEA du Bas Rhin a interpellé les députés sur ce point et attend des réponses claires.

Après s’être insurgé sur cette décision, il faut maintenant trouver des solutions. Cette perte nette pour les agriculteurs doit impérativement être compensée par des gains de compétitivité, charge au Ministre lors des Etats Généraux de l’Alimentation de redonner du mou aux exploitations agricoles. Cela passe par la répartition de la marge et les prix payés aux agriculteurs mais aussi par de la simplification des normes. 

Le premier round de ces Etats Généraux, le 20 juillet a permis de poser les bases du débat, Edouard Philippe, le premier Ministre a rappelé dans son discours introductif l’excellence de l’agriculture française mais aussi les défis qui l’attendent. A l’instar de Christiane Lambert, je me félicite de la bonne tenue de cette journée et nous attendons le travail dans les 14 ateliers avec impatience, mais attention aux promesses sans lendemain nous y sommes malheureusement trop habitués.

 

Franck Sander

Président de la FDSEA

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