L’écotaxe, le combat n’est pas fini !

Retour Partager sur facebook Imprimer l'article
Envoyer l'article par e-mail

Envoyer cet article par mail

Fermer

250 signes(s) restant(s)

 

* champs obligatoires

En 2013, la Fnpf, la Fnphp et Légumes de France, ont mené un combat contre l’écotaxe que d’aucuns disaient perdu d’avance.

Dès l’annonce par le gouvernement en janvier 2013 de cette taxe nationale sur les véhicules de transport de marchandises, la fnpf, fnphp et Légumes de France ont coordonné leurs moyens pour dénoncer cette taxe nouvelle qui n’a d’écologique que le nom.

Cette taxe impacte directement nos coûts de production puisqu’elle ne pourra pas être répercutée sur le prix de nos produits, qui s’échangent au prix de marché, totalement déconnectés du prix de revient. L’écotaxe menace nos entreprises de productions de fruits, de légumes, de l’horticulture et de pépinières ainsi que les emplois qu’elles génèrent et sa contribution au dynamisme du territoire.

Une fois de plus la compétitivité de nos entreprises sera affaiblie par une mesure nationale dans un contexte européen où nous subissons de plein fouet des distorsions de concurrence fortes, notamment sur le cout du travail.

L’écotaxe pénalise l’activité de nos territoires, de nos circuits régionaux ou de proximité allant ainsi à l’encontre des objectifs du développement durable vanté par le gouvernement. Nos produits sont frais, périssables, saisonniers, et nécessitent des livraisons fréquentes, souvent journalières aux points de vente pour proposer aux consommateurs des produits de qualité. Ainsi, pour répondre à ces exigences complexes, il n’existe aucun moyen de transport alternatif à la route.

S’il existe, pour d’autres secteurs de l’économie, d’autres moyens de transport pour minimiser l’impact carbone et désengorgé nos routes, nos filières ne doivent pas être sacrifiées au seul argument du « stop aux tout camions ».

Tout au long de l’année nous avons rencontré élus et gouvernement et même jusqu’à l’Élysée, mobilisé les réseaux de nos trois AS, alerté les médias, participé à la construction d’une position et actions de la FNSEA.

Malgré nos différentes propositions d’amendement au projet de loi, force est de constater que les parlementaires, le gouvernement n’ont pas su entendre le bon sens de nos campagnes. Ainsi la colère paysanne s’est transformée  en problème politique pour le gouvernement et l’application de la taxe a été ajournée.

Cette suspension est une vraie victoire syndicale. Mais pour autant rien n’est acquis.

Mais nos trois fédérations exigent sa suppression pour nos productions.

Aujourd’hui, la mobilisation doit se poursuivre et j’invite tous les producteurs de fruits, de légumes, de fleurs et plantes de pépinières de notre pays à solliciter les élus et la mission parlementaire d’information sur l’écotaxe créée suite à l’annonce de sa suspension.

L’action syndicale n’est valable que par des actions collectives.

Alors pour faire disparaitre l’écotaxe, chassons en meute !

Continuons ensemble le combat contre l’écotaxe, et plus largement contre les distorsions de concurrence, pour l’allègement des charges et la compétitivité de nos entreprises.

événements

  • {0} - {1}

Du fourrage en quantité de qualité moindre

Du fourrage en quantité de qualité moindre

Toutes les émissions dans la médiathèque