Notre mobilisation ne se limite pas au court terme

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Par Franck Sander, secrétaire général de la FDSEA67

Dans une semaine, le 23 juin, se déroulera une grande manifestation à Paris à l’appel de la FNSEA et des JA. Les secteurs de l’élevage sont confrontés depuis plusieurs mois à de réelles difficultés : hausse des charges, multiplication des contraintes, mais surtout faiblesse de nos prix de vente.

Nous avions obtenu, suite à l’action contre la grande distribution, la tenue d’une table ronde animée par le préfet au mois de mai. Ces démarches, ainsi que les actions menées au niveau national, ont conduit à des engagements, notamment de la grande distribution. Le médiateur des relations commerciales avait alors formalisé une revalorisation du prix du lait de 25 Euros les 1000 litres.

La mobilisation à Paris le 23 juin s’inscrit dans le prolongement de la journée d’action syndicale du 12 avril. Notre objectif est de maintenir la pression pour que les promesses faites se réalisent. Les politiques et les pouvoirs publics seront interpellés directement. Nous demandons : une revalorisation immédiate des prix à la production pour toutes les productions animales, et, à plus long terme, des réponses sur les questions liées à la compétitivité : l’empilement des normes réglementaires, l’encadrement des relations commerciales, la simplification administrative, l’allègement des normes, la fiscalité écologique, la nécessité d’une véritable politique de prix.

Je pense qu’au-delà du lait, il faudrait pouvoir appliquer ce système de revalorisation des prix en fonction des coûts de production à l’ensemble des filières agricoles. La mise en place de contrats indexés sur les charges devrait couler de source, c’est une logique implacable et nécessaire pour pouvoir maintenir une production alimentaire de qualité et locale. La loi d’avenir pour l’agriculture, l’agroalimentaire et la forêt constitue une opportunité que l’on ne peut pas se permettre de laisser passer. En effet, face au désengagement de l’Union Européenne concernant les outils de gestion des marchés et à l’inévitable libéralisation des échanges, une solidarité doit se mettre en place entre tous les maillons des filières, du producteur au consommateur. Si nous n’y parvenons pas, des exploitations se trouveront dans des situations critiques. Il faut donc continuer le travail engagé dans ce sens, réagir vite et ne pas fléchir sur nos positions.

Nous souhaitons aussi par cette journée sensibiliser la société aux difficultés que rencontrent les agriculteurs et au rôle majeur que nous jouons dans le maintien d’une alimentation de qualité et d’un cadre de vie rural agréable. Un échange avec les citoyens et consommateurs parisiens devraient nous permettre de gagner leur soutien.

Même si l’accent est mis sur la problématique de l’élevage, la manifestation montrera que l’agriculture est diverse et que tous les secteurs agricoles sont interdépendants les uns des autres. Il suffit de rappeler que l’élevage constitue le premier débouché pour les céréales ! J’appelle donc l’ensemble des exploitants agricoles du département, anciens, jeunes installés, céréaliers, éleveurs, maraichers, viticulteurs, etc à nous rejoindre à Paris ce dimanche 23 juin !

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