Sophie Rohfritsch à la rencontre des agriculteurs

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Le Gaec de la Bruche à Lingolsheim et le Gaec du Marronnier à Ostwald ont accueilli la députée. Laurent Fischer, membre du Gaec de la Bruche et trésorier de la FDSEA, est revenu sur la crise agricole.

À celle qui siège sur les bancs de l’Assemblée nationale, il a rappelé le besoin d’une stratégie agricole nationale, stratégie qui doit être défendue à Bruxelles. « La France est aujourd’hui isolée sur les questions agricoles, le couple franco-allemand est cassé, Stéphane Le Foll doit reprendre son bâton de pèlerin et convaincre ses homologues européens d'agir. » Depuis la création de la Pac, c’est la première fois qu’il n’y a pas de Français au sein du cabinet du commissaire européen à l’Agriculture, s’est indigné celui qui a siégé quatre ans au Conseil européen des Jeunes Agriculteurs.

Simplifier : pas si simple !

Autre mal, la surréglementation française. « Quand la France souhaite imposer une règle, plutôt que de la défendre à Bruxelles et ainsi l’étendre à toute l’Europe, elle la met en place chez elle en espérant que les autres pays s’alignent », a souligné Jean-Michel Schaeffer. La loi biodiversité discutée à l’Assemblée nationale ne fait pas exception. Là encore, des contraintes supplémentaires franco-françaises. La députée, qui a repris plusieurs amendements de la FDSEA et des JA, ne comprend pas le calendrier parlementaire : « En pleine crise agricole cette loi n’était pas la priorité, d’autant plus qu’elle risque d’ajouter des contraintes ».

De contraintes, il y en a été question dans cette zone où les circuits courts se développent. Les agriculteurs sont souvent confrontés aux difficultés administratives. François Fischer a souligné par exemple le parcours du combattant pour la mise en conformité avec les règles HACCP (Hazard Analysis Critical Control Point) pour leur centre de conditionnement d'œufs. « Sans remettre en cause l’importance des normes d’hygiène, il faudrait adapter les règles à la taille des outils, sans quoi cela risque de rebuter beaucoup de personnes motivées ».

Rencontre avec Sophie Rohfritsch

Hamster : l’État doit respecter ses engagements

Dans le canton de Geispolsheim, le hamster est toujours présent. En tant que président de l’association Agriculteurs et faune sauvage Alsace (Afsal), Laurent Fischer a sollicité le soutien de la députée pour faire avancer le paiement des MAE hamster 2015 ! « Les MAE classiques devraient faire l’objet d’une avance de trésorerie en avril, mais pour le hamster, ce serait impossible selon l’administration ! » Les agriculteurs ont joué le jeu, respecté leurs engagements en implantant des cultures favorables, charge à l’État d’en faire autant. « Tout le monde se félicite des résultats obtenus, mais les agriculteurs qui sont en première ligne sur la protection du hamster en sont aujourd’hui pour leurd frais », a insisté Philippe Wolff de Blaesheim. Sophie Rohfritsch a assuré qu’elle soutiendrait les démarches déjà engagées auprès des services de l’État.

Julien Koegler a rappelé les trois points majeurs soulevés par le syndicat jeune pour favoriser l’installation : l’évolution des prêts bonifiés qui perdent de leur sens dans le contexte actuel, la mise en place d’un système de préretraite et la majoration des soutiens aux jeunes agriculteurs diplômés.

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