Les agriculteurs acteurs de leurs cantons

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Malgré l'arrivé des beaux jours, les dernières assemblées générales rassemblent de nombreux agriculteurs venus débattre avec leurs représentants sur les sujets agricoles d'actualité.

Les agriculteurs étaient nombreux à Ebersheim

Marckolsheim-Sélestat : « Valoriser la diversité des productions »

L'assemblée générale cantonale du 1er avril à Ebersheim a rassemblé de nombreux agriculteurs et élus. Les deux présidents cantonaux, FDSEA et Jeunes Agriculteurs, sont revenus sur les événements marquants de l’année 2015, évoquant les orientations et axes de travail pour les années à venir. Johanna Trau a présenté un bilan de la finale départementale de labour 2015 qui avait eu lieu dans le canton. Malgré ces festivités réussies, Gérard Lorber s’est exprimé sur les nombreuses difficultés que traversent les exploitants agricoles. Il a remercié ceux qui se sont mobilisés lors des manifestations de l’été dernier et de ce début d’année.

Après la présentation de la place de l’agriculture alsacienne dans la grande région, il est apparu nécessaire pour les intervenants de défendre leur position sur les cultures spéciales et le maïs. « Nous devons continuer à valoriser notre diversité de cultures, a insisté le président cantonal de Sélestat. Par ailleurs, l’accès à l’irrigation dans certaines zones a permis de conserver notre compétitivité et à certaines exploitations de garder la tête hors de l’eau. »

Les interventions et réactions de la salle ont été nombreuses. Notamment sur la Pac, les retards de paiement et les nouveautés de la campagne 2016, comme les surfaces non agricoles. Parmi les élus présents pour l’occasion, Patrick Bastian, conseiller régional, et Marcel Bauer, maire de Sélestat et vice-président du Conseil départemental, ont répondu a de nombreuses interrogations. Marcel Bauer s'est plus particulièrement arrêté sur les sollicitations dans le cadre de l’aide accordée sur la Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFNB), ainsi que sur l’entretien des routes qui pose problème. Pour finir, Antoine Herth, député, est revenu sur la Pac, invitant la profession agricole à faire des propositions fortes pour la révision à mi-parcours en 2017.

Bouxwiller : lourdeur administrative, retard et délais

Jean-Georges Berst, président du canton de Bouxwiller, a ouvert l’assemblée générale en regrettant l’absence des élus, malgré un canton syndical qui s’étend sur trois cantons administratifs : « Théoriquement six conseillers départementaux devraient être présents ». Il est revenu sur l'année écoulée, très difficile, avec des rendements faibles sur les cultures de printemps et des prix en chute libre. « Pour ne rien arranger, les médias cassent tout, les émissions chocs se multiplient, et même lorsqu’on entend certains hommes politiques parler d’agriculture, avec des points de vue souvent négatifs, on a l’impression qu’ils ne savent pas de quoi ils parlent ! »

Le président cantonal des Jeunes Agriculteurs, Thomas Iltis, a évoqué dans son rapport d’activité les nombreuses manifestations organisées, comme celle sur les ponts ou encore le blocage des abattoirs. Il a appelé à la vigilance : « Si nous souhaitons avoir plus de consommateurs avec nous à l’avenir il faut améliorer la qualité des manifestations, brûler des pneus par exemple est contre-productif ».

Fabien Metz, vice-président de la FDSEA, est revenu sur « les contraintes qui s’accumulent. L’État veut tout gérer, tout centraliser mais ne fait rien pour développer l’économie. L’agriculture est un des rares secteurs à avoir une balance commerciale positive. Pourtant on poursuit le zèle administratif qui grève fortement notre compétitivité. C’est aberrant, quand on voit que l’État est capable de tracer chaque arbre dans nos parcelles, mais n’est pas capable de tracer la viande. »

En ce qui concerne la restauration hors domicile, un travail important reste à faire, sur les appels d’offres par exemple, pour que le prix ne soit plus le seul élément à prendre en compte, mais qu’on mette davantage en valeur la qualité des produits locaux, leur proximité. « Il y a un réel potentiel sur ce sujet pour placer plus de produits locaux dans les assiettes des consommateurs. Pourquoi proposer un repas bio par semaine alors que le reste de la semaine les repas sont de moindre qualité avec par exemple du poulet brésilien ? », interroge Fabien Metz.

Les débats ont été animés et constructifs. En fin de réunion, Jean-Georges Berst a évoqué le souhait de passer la main, après 14 années à la présidence du canton. Il a été remercié pour son engagement par des applaudissements nourris.

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