Assemblées générales cantonales 2017

Retour Partager sur facebook Imprimer l'article
Envoyer l'article par e-mail

Envoyer cet article par mail

Fermer

250 signes(s) restant(s)

 

* champs obligatoires

Après son assemblée générale départementale, dont le thème était la gestion des risques, la FDSEA lance ses AG cantonales. 

AG Hochfelden 201

Hochfelden : « débureaucratiser » l’économie française

C’est dans une salle comble à Schwindratzheim que les agriculteurs de la FDSEA et des JA ont tenu leur assemblée générale. Après la mauvaise année agricole 2016, les trésoreries des exploitations sont dégradées. La question de la gestion des aléas est devenue primordiale pour permettre aux exploitations de faire face à la volatilité des prix et des rendements. Mais au-delà des aléas dont il faut pouvoir se prémunir, la FDSEA entend avancer sur les dossiers de fond que sont la compétitivité, la surrèglementation ou encore la répartition plus équitable des marges. Pour le président cantonal de Hochfelden, Joseph Lechner, il faut libérer les énergies dans ce pays qui a besoin de réformes. La balance commerciale de la France, pourtant premier pays agricole en Europe, est devenue négative avec l’UE en 2016, poursuit Franck Sander. Cela est évidemment à mettre en relation avec la faible récolte de céréales mais aussi avec notre manque de compétitivité et l’excès de réglementations en tous genres. Le député Patrick Hetzel très attentif aux 13 mesures proposées par la FNSEA aux candidats à l’élection présidentielle, confirme que la priorité doit être de réduire les charges et « débureaucratiser » l’économie française.

Les agriculteurs tablent aussi sur un développement du consommer local. Le travail de fond mené par notre réseau commence à porter ses fruits mais la marge de progrès demeure importante, a précisé le président de la FDSEA.

Au niveau local, les agriculteurs se demandent comment se prémunir des inondations de la Zorn. Evoquant certains problèmes de permis de construire, ils s’interrogent aussi sur la place de l’agriculture dans les communes.

 

AG SSF 070210

Soultz-sous-Forêts : comment être compétitif face à nos concurrents ?

« C’est dans les moments de difficulté qu’il faut le plus se serrer les coudes » a lancé en introduction le président cantonal Georges Werly. Les agriculteurs ne veulent pas baisser les bras mais souhaiteraient pouvoir vivre correctement de leur métier. Les discussions tarifaires en cours entre l’industrie agroalimentaire et la grande distribution laissent tout particulièrement les producteurs de lait bouche bée. Le prix du lait payé en 2016 ne permet pas de couvrir les charges et la grande distribution exige une baisse des prix pour 2017 ! Les agriculteurs acceptent mal ce diktat d’autant que l’observatoire de la formation des prix et des marges montre que la marge est régulièrement confisquée par l’aval, toutes productions confondues.

La compétitivité ou plus précisément le manque de compétitivité fait partie des autres dossiers déterminant qui mobilisent le réseau FNSEA. « On ne peut pas demander aux agriculteurs français englués dans les normes franco-françaises d’être compétitifs face aux producteurs de blé australiens, de sucre thaïlandais ou de soja brésiliens » a insisté Franck Sander. Pour le député Frédéric Reiss, les questions agricoles n’ont pas été suffisamment traités sous l’angle économique à l’assemblée nationale, mais trop sous l’angle écologique.

En présence de nombreux élus, les agriculteurs ont aussi abordé les conséquences de la réforme territoriale. La Région mais aussi les intercommunalités vont prendre de plus en plus d’importance. La conseillère régionale Evelyne Isinger a insisté sur le fait que la région Grand Est a fait le choix d’être aux côtés des agriculteurs, particulièrement dans cette période difficile.

 

AG Cantonale Strasbourg Campagne 2017

Geispolsheim et Schiltigheim : Création de Strasbourg Campagne

L’assemblée générale des cantons de Geispolsheim et Schiltigheim a commencé par un moment de recueillement, demandé par Édouard Fischer, président des Jeunes Agriculteurs du canton, en hommage à Jérémy Hubscher disparu dans l’année. Laurent Fischer a, quant à lui, salué la mémoire de Xavier Beulin.

Une nouvelle page du syndicalisme s’est ouverte, lundi 6 mars devant de nombreux agriculteurs, avec la création de la section Strasbourg Campagne de la FDSEA (lire en encadré), née de la fusion des cantons de Geispolsheim et Schiltigheim. « Cette fusion s’est faite assez logiquement, les problématiques des deux cantons historiques (agriculture périurbaine, hamster, foncier) étant similaires », ont expliqué Élisabeth Weber et Laurent Fischer. Ce dernier a salué le travail réalisé par ses prédécesseurs, qui a permis de maintenir un réseau agricole et syndical dynamique dans un secteur pourtant impacté par Strasbourg.

Diversification, un vrai plus

Les chiffres le prouvent la crise économique est profonde, aucune production n’est épargnée. Face à ces difficultés, Franck Sander, président de la FDSEA du Bas-Rhin, espère des réponses rapides lors des prochains mois. « Nous avons besoin de compétitivité et de prix, il faut agir pour redonner du souffle aux exploitations. »

Cette crise montre également l’intérêt de la diversification : « On le voit, les exploitations qui se sont diversifiées de façon professionnelle passent mieux le cap. Attention toutefois, il ne s’agit pas de faire simplement une autre production, il faut qu’elle soit maîtrisée et productive pour ajouter une vraie plus-value à l’exploitation. »

La députée Sophie Rohfritsch a regretté que la campagne présidentielle ne s’intéresse pas aux sujets de fond, car sur le volet agricole, « nous avons une vraie ambition pour l’agriculture ». La députée a détaillé un certain nombre de mesures : « Nous réfléchissons à la possibilité d’intégrer un volet agricole dans l’enveloppe du plan Juncker qui prévoit de grands investissements, à la possibilité d’ouvrir le crédit d’impôt recherche à l’agriculture, à la mise en place d’un fonds de gestion des risques pour gérer les aléas ». Autant de propositions qui visent à refaire de l’agriculture française un pilier de l’économie.

GCO et Hamsterland

Un des premiers dossiers de la section Strasbourg Campagne sera sans nul doute le GCO. La compensation environnementale pose un vrai souci, a indiqué Laurent Fischer. L’État réclame 400 hectares de compensations et veut acheter 90 ha de foncier. Franck Sander a été clair sur le sujet : « Nous nous opposerons à la création d’Hamsterland ».

Aujourd’hui l’État et Vinci tentent de contourner la profession agricole en démarchant directement des agriculteurs pour mettre en place des cultures non récoltées. « Comme sur les autres sujets, il est important de rester unis pour négocier un dispositif de compensation volontaire et compatible avec l’activité agricole. »

 

AG Cantonale Alsace Bossue 2017

Alsace Bossue : Vent debout contre l’arrêté de protection de biotope

« 2016 est à oublier », c’est le constat sans appel qu’a fait Patrick Dietrich, président du canton d’Alsace Bossue, dans son introduction. L’année a été marquée par une baisse conjuguée des prix et des rendements, asphyxiant les trésoreries des exploitations. « La présentation des résultats économiques des exploitations bas-rhinoises l’a démontré, les exploitations sont dans le rouge. »

Pour inverser la tendance Gérard Lorber, secrétaire général de la FDSEA du Bas-Rhin, préconise une intervention à deux niveaux. Retrouver de la compétitivité et intégrer les coûts de production au prix de vente. « Être compétitif n’est pas synonyme d’industrialisation de l’agriculture, comme certains le disent, mais c’est simplement gagner sa vie. » En dix ans, les charges ont augmenté de 30 % et les prix de vente ont stagné, c’est intenable. « Il faut donc baisser des charges, mais aussi augmenter nos prix de vente, car il y a un seuil minimum en dessous duquel nous ne pouvons pas descendre. »

Bien-être, environnement : la coupe est pleine

La crise morale que subit l’agriculture a également été évoquée. Dans une région d’élevage comme l’Alsace Bossue, les attaques répétées par le lobby vegan sont scandaleuses, selon Patrick Dietrich. Outre ses conséquences sur les marchés et donc le revenu, elle blesse les agriculteurs au cœur de leur métier. Pour Gérard Lorber, « il y a contradiction entre défendre le maintien des prairies et s’opposer à l’élevage, car seuls les animaux peuvent valoriser les herbages. Il faut insister sur les services rendus par l’élevage en termes d’économie, d’emploi et d’environnement. » La riposte s’organise, mais ce travail est long et difficile face à un adversaire qui ne souhaite pas faire évoluer les pratiques, mais bien interdire l’élevage.

Le canton d’Alsace Bossue est par ailleurs confronté à la mise en place d’un Arrêté préfectoral de protection de biotope (APPB) sur plus de 400 hectares, qui interdit tout arrachage de haie ou retournement de prairie alors qu’un remembrement a été réalisé sur la zone. Face à Marc Séné, élu du Conseil départemental en charge de la liaison A4 Lorentzen, les élus de la FDSEA ont été clairs : « Nous ne serons pas les victimes du chantage d’Alsace Nature. L’APPB doit revenir aux 45 ha de compensation initialement prévus, rien de plus, s’il faut aller l’expliquer devant les grilles de la sous-préfecture, ce sera fait ! »

Patrick Hetzel, député de la circonscription, a partagé le constat sur le manque de compétitivité de l’agriculture française et de l’économie française plus généralement. Sur ce point, « la FNSEA a proposé 13 solutions pour les 200 premiers jours du prochain mandat. Ces propositions sont crédibles et sérieuses et nous les soutenons complètement ». Le député a également alerté sur le risque de sortie de l’Union européenne, affichée par certains comme une solution miracle, mais qui serait « une catastrophe pour l’agriculture française ».

 

AG cantonale Bischwiller 2017

Bischwiller : Retrouver de la compétitivité

« Après trois années très compliquées les agriculteurs sont en difficultés. Ils sont entre le marteau et l’enclume, victimes de l’ultralibéralisme et seuls variables d’ajustement des prix, a constaté Christian Schott, président FDSEA du canton de Bischwiller lors de l’assemblée générale. On laisse nos acheteurs, les GMS, les industriels se regrouper, fusionner pour faire pression sur nous. Et lorsqu’un agriculteur porte un projet un peu plus grand on lui tombe dessus. »

Pour Didier Braun, vice-président de la FDSEA, « l’agriculture européenne est lancée sur la voie libérale, alors que la vision actuelle de l’État et des médias prône une agriculture biologique et extensive. C’est totalement déconnecté de la réalité de l’agriculture actuelle. » Il a souligné les réels efforts réalisés envers l’environnement à travers le verdissement, et l’importance « de le présenter de manière positive à nos concitoyens ».

Trouver des partenariats gagnant-gagnant

« J’ai bien compris vos difficultés, a assuré Nicole Thomas, conseillère départementale. Je suis fière des actions portées par le Département, nous apportons notre soutien aux agriculteurs, à travers des aménagements fonciers, mais aussi en sollicitant les collèges et les Ephad à manger local. La nouvelle plateforme mise en place pour faciliter les achats locaux permet de gagner en qualité : il y a moins de pertes et le goût est meilleur. C’est un engagement gagnant-gagnant. »

Claude Sturni, député d’une partie du canton, est revenu sur sa mandature et sa vision de l’agriculture. « Parmi tous les secteurs professionnels, ce sont les exploitations agricoles que j’ai le plus visitées au cours de ces cinq dernières années. Le constat est que la situation n’a pas arrêté de se détériorer. Et ce n’est pas seulement lié aux aléas climatiques. Rien n’a été fait pendant ces cinq années pour résoudre les problèmes. » Le député a prôné le retour d’un équilibre économique, la recherche de nouveaux marchés et la limitation des charges pour gagner en compétitivité. Il pense également qu’il faut regagner les parts de marchés perdues et arrêter de multiplier les réglementations, revenir sur des solutions de bon sens pour savoir quelle norme ou quelle obligation doit être laissée en place. Une des propositions est de permettre aux agriculteurs de provisionner pour les aléas climatiques.

« Notre force c’est notre réseau, tous les échelons sont importants, et les agriculteurs sont reconnus, a conclu Christian Schott. Il faut qu’à l’avenir nous restions force de proposition, ouverts à la discussion pour trouver des partenariats gagnant-gagnant avec la société. »

 

 

Marmoutier-Saverne : Garder le cap malgré les doutes

Après les coulées d’eau boueuses survenues dans le secteur début juin en raison des orages d’une rare violence, l’agriculture s’est retrouvée injustement montrée du doigt. Les responsables agricoles de la FDSEA et des JA des 2 cantons ont souhaité revenir sur cet épisode et expliquer ce que font les agriculteurs en invitant Mickaël Rémy de la Chambre d’agriculture.Thierry Willem a indiqué que les agriculteurs mettent en place certaines mesures comme les assolements concertés, des bandes tampon ou encore des fascines. Mais lorsque les précipitations avoisinent les 100 mm en moins d’une heure, aucun dispositif ne permet d’éviter ces coulées. D’ailleurs les agriculteurs sont souvent les premières victimes. Outre les dégâts sur les cultures, l’érosion hypothèque sérieusement le capital sol. Autre dossier où les agriculteurs ne veulent pas voir leur capital s’évaporer, celui du golf de la Sommerau. Maintenant que le projet est abandonné, ils espèrent bien que le foncier, des prairies pour l’essentiel, conservera sa vocation agricole. Pour l’instant le département et la Régions restent évasifs sur le sujet. Mais les agriculteurs veulent une réponse rapide.

Dans son tour d’horizon, Nicolas Rusch a fustigé les anti-viandes.La place laissée dans les médias à ces « anti-tout » est complètement en décalage par rapport à ce qu’ils représentent. Le président cantonal de Saverne a aussi martelé que l’agriculture doit avoir un prix. « Les hommes politiques devraient avoir le courage pour l’affirmer et mettre fin une fois pour toute au bradage de nos produits », a-t-il indiqué en évoquant les négociations commerciales avec la grande distribution. « Quand on donne les pleins pouvoirs à la grande distribution, c’est normal qu’elle les utilise, parfois en accord avec la transformation ».

C’est l’addition des intempéries et des prix inférieurs aux coûts de production qui ont conduit à la situation économique actuelle. Les différents dispositifs d’aide obtenus par le syndicalisme peuvent apparaître comme des gouttes d’eau, mais ils aideront à passer le cap de cette année difficile. Jean-Luc Knoerr du CFG 67 est d’ailleurs intervenus sur les principaux leviers que les agriculteurs peuvent actionner sur leur ferme pour améliorer les résultats économiques. Les plus importants concernent le raisonnement technique et le conseil de gestion. Pour Jean-Paul Bastian, il n’y a pas de modèle unique. C’est pourquoi le conseil doit être de plus en plus personnalisé. Le président du CFG a indiqué qu’il était important que les agriculteurs gardent le cap dans cette période de doute. "C’est particulièrement dans les moments difficiles qu’il faut continuer à innover et à investir."

Parlant au nom des élus qui ont assisté à l’assemblée générale, le conseiller départemental Thierry Carbiener a indiqué que l’agriculture joue un rôle fondamental dans la vitalité du milieu rural. Cela est d’autant plus important que 60% de la population départementale habite dans la métropole strasbourgeoise. La conclusion de la soirée est revenue à Patrick Bastian. Pour le conseiller régional, l’agriculture alsacienne a indéniablement une carte à jouer. Face à l’importance de la taille de la Région Grand Est, l’Alsace a tout intérêt de jouer la carte de la proximité. La forte densité de population et donc de consommateurs est à ce titre un vrai atout.

 

AG Cantonale Haguenau 2017

Haguenau : Lisser les écarts de revenus

« 2016, une année morose sur l’ensemble des productions. » Jean-Marc Pfrimmer, président du canton de Haguenau, ouvre la séance avec un constat lourd qui touche la profession agricole. Le climat a joué un effet cumulatif sur les prix et les rendements entraînant des pertes de revenus sur les exploitations. Aujourd’hui il devient de plus en plus compliqué de gérer ces manques de trésorerie, il faut « trouver des outils de régulation pour lisser les écarts de résultats ». « Même si on ne peut pas influencer le climat », Didier Braun, vice-président de la FDSEA du Bas-Rhin, rappelle qu’il « existe différentes manières d’anticiper les coups ». Cela passe par des outils techniques comme l’évacuation de l’eau ou l’irrigation, mais aussi par des outils économiques comme l’assurance récolte.

Haguenau, un canton qui joue collectif

Le canton de Haguenau trouve sa force dans la diversification des productions qui est « représentative du département du Bas-Rhin ». Franck Sander, président de la FDSEA du Bas-Rhin et agriculteur sur le canton, félicite la « forte dynamique de développement sur le canton avec la création de projets collectifs comme une station de méthanisation et un projet d’irrigation en commun ». Les exploitations sont petites, mais à forte valeur ajoutée, ce qui implique une demande en main-d’œuvre grandissante.

« Que met-on dans nos assiettes ? »

C’est la question que se pose Julien Jacob, trésorier des Jeunes Agriculteurs du Bas-Rhin. Lors des assises régionales de la filière bovine, le prix moyen en restauration hors domicile est annoncé à 1,70 euro. C’est un chiffre qui choque. Des milliers de repas sont servis chaque jour sur notre département, « tout le monde doit travailler dans le même sens pour que demain nos produits se retrouvent dans les assiettes ». Les élus locaux, présents à l’assemblée générale, sont appelés plus que jamais à réagir sur cette problématique, car leur pouvoir est énorme. Il suffit parfois de changer quelques lignes dans un cahier des charges pour favoriser l’approvisionnement local.

 

 

Truchtersheim : à la croisée des chemins

Guillaume Jung récemment élu à la tête des JA du canton a planté le décor en s’interrogeant si les jeunes agriculteurs avaient un avenir dans le canton. « Quand on souhaite implanter un poulailler ou une unité de méthanisation, tout le monde monte au créneau et pendant ce temps les zones d’activités poussent comme des champignons ».

Dominique Daul a rappelé l’importance des dossiers actuels : le GCO pour lequel il a marqué son opposition, la Souffel et le PLUI, qui modifieront la carte agricole du canton pour les vingt prochaines années. « Nous devons rappeler l’importance de l’économie agricole dans le canton, réfléchir à ce que nous voulons pour la suite et faire de certaines contraintes des opportunités ».

Jean-Claude Lasthaus qui accueillait l’AG a Grimbrett a apporté son expérience sur la tenue d’un remembrement concomitant à un PLU. « C’est une opportunité que nous avions saisi à l’époque pour définir les grandes orientations dans la commune et maintenant nous ne pouvons que nous en féliciter »

Une agriculture dynamique

Pour pouvoir faire tout cela, il est important de partager le constat, c’est le travail mené par la Chambre d’agriculture dans le cadre du diagnostic agricole du PLUI. Laura Wioland a présenté le résultat de ce diagnostic qui s’appuie sur des centaines d’entretiens individuels. Première statistique de poids 90% de la surface est occupée par l'agriculture, par ailleurs les 278 exploitations ont une surface moyenne de 43 ha. Sur ces petites surfaces, les agriculteurs ont développé des productions à fortes valeurs ajoutées. Autres caractéristiques, le nombre important d’exploitations encore dans le village et le nombre de point de ventes directes.

A la suite de cette présentation Etienne Burger, Conseiller départemental a complété : «au regard de l’importance de l’agriculteur dans le canton il était crucial de poser un vrai diagnostic quand bien souvent les autres PLUI n’y accordent que quelques lignes. Nous sommes conscients de l’apport économique de l’agriculture ».

Pour Justin Vogel, Président de la communauté de commune, «il y a un vrai changement de cap en faveur de l’économie du foncier agricole. Cela se traduit dans les chiffres avec près de 60% des terres constructibles qui vont être reversées à l’agriculture ». Par ailleurs, sur les zones d’activités, le maire de Truchtersheim a concédé que certaines d’entre elles sont des échecs mais que malgré tout la CoCoko est celle qui dispose du moins de ZA/habitant.

Claude Kern, Président de l’Association des maires a loué le dialogue harmonieux entre politique et représentants agricoles dans le canton. «Cette bonne entente est impérative à la constitution d’un PLUI équilibré. La densité de population souvent « rurbaine » (urbains venus s’installer en campagne périphérique) est une donnée importante à prendre en compte ici ». Le Maire de Gries a souhaité préciser que le PLUI est important mais il n’est pas non plus la solution miracle à tous les problèmes.

Engagement

Laurent Fischer et Julien Koegler sont intervenus pour la FDSEA et les JA. Laurent Fischer a salué le dynamisme du canton illustré par la participation à l’AG. « En 15 ans une chose n’a pas changé ici, c’est la participation. Devant les échéances qui vous attendent dans le canton, il est primordial de montrer une profession unie derrière le syndicalisme pour faire avancer les dossiers ».

Parmi les autres dossiers, Laurent Fischer gère celui du hamster : « pour nous une chose est claire, le hamster est, et doit rester du volontariat ».

Julien Koegler a également salué le dynamisme, l’engagement était d’ailleurs l’objet de notre AG départementale, «la salle comble ce soir nous rassure sur le fait qu’il y a de belle chose à faire dans le syndicalisme ».

événements

  • {0} - {1}

Du fourrage en quantité de qualité moindre

Du fourrage en quantité de qualité moindre

Toutes les émissions dans la médiathèque