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De loin pas satisfaisant, mais
apaisant
!
"Avant de revenir plus précisément sur ce nouvel
accord j’aimerais remercier l’ensemble des agriculteurs pour leur
mobilisation lors des récentes manifestations qui avaient toutes un
objectif commun, à savoir la défense de notre revenu."
"Cet accord sur le prix du lait, arraché in
extremis, ne peut nous satisfaire à un
moment où nous devons faire face à une explosion des charges sur nos
exploitations. Il est vrai que le constat est amer, après des années de
stagnation, voire de baisse, le prix du lait était enfin reparti à la
hausse en redonnant du baume au coeur aux
éleveurs."
"La triste réalité des
marchés a hélas vite repris le dessus avec à la clef un prix
du lait annoncé en chute libre par les entreprises. En cause un afflux
important de lait. Fait paradoxal pour une production aussi
encadrée."
"De son coté la Commission
européenne à défaut de réactivité, prône un libéralisme à tout
vent qui va conduire à une augmentation des volumes sur
les années à venir."
"Comment dans un tel contexte arriver à un
accord sur le prix du lait ? "
"Il en aura fallu de la détermination de la part des
producteurs pour que l’ensemble des acteurs accepte de se
remettre à table. Cet accord, que l’on a le droit de
contester a toutefois le mérite, après la remise en cause de la DGCCRF,
d’être le résultat de négociations interprofessionnelles. Le CNIEL en
émettant à nouveau des indicateurs d’évolutions sur le prix du lait a
retrouvé sa raison d’être."
"Qu’auraient fait les entreprises sans
cet accord ? "
"Quel aurait été le prix du lait sur les
mois à venir ? "
"Au-delà du libéralisme, nous aurions assisté à une dérive
incontrôlable. Cet accord permet d’ouvrir les chantiers de
2009.
Pour le Grand–Est, l’une des rares régions à avoir réécrit la
grille sur 2008, pour adapter la collecte aux besoins des entreprises, la
question d’une nouvelle réécriture de grille reste clairement posée. Ce
débat sera l’un des thèmes majeurs des prochaines réunions
interprofessionnelles du CIL Grand-Est."
"Habitués à ne pas mener des combats d’arrière
garde nous saurons défendre nos intérêts dans un contexte économique
difficile. C’est dans un climat serein, avec des entreprises responsables
que nous devons construire l’avenir de la filière laitière alsacienne et
française."
Denis
Ramspacher, président de la
FDSEA67 |