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    Actualité Syndicale / 2008
 
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FDSEA du Bas-Rhin
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FDSEA du Bas-Rhin

  5/2/2008
  Assemblée générale de la FDSEA. Les interventions : Difficultés et espérances


Assemblée générale de la FDSEA. Les interventions

Difficultés et espérances

Au cours des interventions qui ont ponctué l’assemblée générale de la FDSEA, les agriculteurs ont fait part des nombreuses difficultés qu’ils rencontrent dans l’exercice de leur profession. Les officiels les ont assurés de leur soutien et les ont invités à garder espoir.

Lors de l’assemblée générale de la FDSEA, la parole a été donnée aux agriculteurs comme aux personnalités.

Patrick BastianPatrick Bastian : l’Alsace n’est pas la Bretagne.

L’agriculture alsacienne se caractérise par ses cultures spéciales qui couvrent de petites surfaces, telles que le raifort, la rhubarbe... “Certaines de ces cultures ne disposent plus d’aucun produit phytosanitaire homologué. Or, des solutions existent ailleurs dans l’Union européenne mais les dossiers d’homologation sont tellement onéreux que les firmes ne déposent pas de demande pour ces cultures”, a-t-il exposé. L’agriculture biologique constitue certes une solution, mais elle est encore partielle.

Les mesures du 4e programme d’action de la directive nitrate ont récemment été annoncées. “Le 3e programme allait déjà trop loin, notamment en ce qui concerne l’élevage. De nombreux essais ont été menés avec les Adar afin de déterminer les période d’épandage optimales, ces résultats ne sont pas pris en compte. L’Alsace n’est pas la Bretagne. La couverture hivernale totale des sols est utopique en Alsace, caractérisée par de nombreuses cultures de printemps”, a-t-il lancé.
Des avancées ont récemment été obtenues sur la FCO, avec une nouvelle enveloppe pour l’indemnisation des morts. “Les premiers vaccins arriveront au mois d’avril et les Bas-Rhinois feront partie des premiers servis, avant la mise en pâture, ce qui n’est malheureusement pas le cas de nos voisins haut-rhinois”, a-t-il annoncé.

 

Christian SchneiderChristian Schneider : chrysomèle, partager les frais.

Suite à la découverte de la chrysomèle dans le Bas-Rhin, les traitements en plein ont pu être évités, mais pas le plan de lutte, qui a néanmoins été assoupli : “La réduction du rayon des zones focus et de sécurité a permis de diviser par trois la surface concernée, ce sont donc 6 000 ha de maïs qui ont été épargnés”, a-t-il rappelé. Il s’agit à présent de prendre des mesures pour que l’insecte ne se propage pas et que les agriculteurs ne soient pas les seuls à payer, ce qui passe par la création d’une caisse de solidarité. Il est nécessaire de reconduire la campagne de piégeage en 2008 et d’appliquer le plan de lutte en cas de découverte de nouveaux foyers. “Si la chrysomèle venait à s’installer, il faudrait la retirer des insectes de quarantaine pour préserver une culture importante en Alsace et qui présente de nombreux avantages”, estime-t-il.

 

 

 

Lucien SimlerLucien Simler : la taxe d’équarrissage, un dossier qui traîne.

Autrefois payée par les communes au nom de la salubrité publique, la taxe d’équarrissage a ensuite été transférée aux distributeurs. Aujourd’hui, la taxe d’équarrissage est prélevée  avec la taxe d’abattage à hauteur de 1 €/ UGB. “Les éleveurs n’acceptent plus de supporter le désengagement de l’Etat dans ce dossier qui traîne depuis trop longtemps.”

 

 

 

 

 

 

 

Ernerst RothErnest Roth : retards de paiement Pac inacceptables.

“Certains exploitants attendent toujours le paiement de leurs aides Pac bien qu’ils aient reçu leur lettre de
fin d’enregistrement”, a-t-il regretté. Denis Ramspacher a assuré que tout était mis en oeuvre pour régler ce problème au plus vite.

 

 

 

 

 

 


 

Benoît HeinrichBenoît Heinrich : protéger l’environnement, mais pas à n’importe quel prix.

Dans certains secteurs, la protection de l’environnement constitue une double peine pour les agriculteurs. Ainsi, la ville de Sélestat a pour projet d’étendre une réserve naturelle sur près de 300 ha. Les agriculteurs vont donc perdre leur droit de préemption au profit de la ville de Sélestat. A cela s’ajoutent d’autres projets comme la déviation de Molsheim. “Il ne faut pas oublier que c’est la terre qui nous nourrit et qui demain fournira l’énergie. Il ne faut pas mettre sous une cloche environnementale des centaines d’hectares”, a-t-il déclaré.

 

 

 

 

Jean-Jacques FischerJean-Jacques Fischer : l’agrainage ne doit pas devenir de l’engraissage.

“Les dégâts de sanglier constituent un véritable fléau et leurs indemnisations sont insuffisantes. Ils entraînent la dégradation des outils de récolte et une réduction de la qualité des fourrages qui peut occasionner des maladies. En outre, ils constituent des réservoirs d’agents pathogènes (brucellose, peste porcine) et donc une source de contamination potentielle”, a-t-il exposé. Le syndicat des chasseurs a fait des efforts mais il reste encore beaucoup à faire : mise en place de clôtures électriques et indemnisation des agriculteurs qui les entretiennent, augmentation des tirs et des battues administratives…

 

 

 

Nicolas GantzerNicolas Gantzer : 2 m de trop.

Eleveur laitier à Ittenheim, Nicolas Gantzer s’est vu refuser le permis de construire pour son bâtiment d’élevage, une maison d’habitation étant située à 98 m de l’emplacement prévu au lieu des 100 m réglementaires. Il a demandé une dérogation qu’il n’a toujours pas obtenue.
Sur cette problématique, il a été rejoint par Jean-Marie Weigel qui a regretté que les exploitations agricoles soient toujours reléguées à l’extrémité du ban communal, ce qui entraîne des frais supplémentaires de raccordement au réseau d’eau et d’électricité.

 

 

 

 

 


Laurent UhlrichLaurent Ulrich : faire le nécessaire pour les éleveurs de porcs.

“La crise qui frappe les éleveurs de porcs est liée à une augmentation du prix des aliments et à un manque de compétitivité à l’export. Les cours du porc n’étant pas rétributeurs, elle entraîne des pertes colossales”, a-t-il décrit. Aussi les éleveurs de porcs demandent-ils un fonds d’allègement de charges significatif, que l’augmentation des prix à la production soit répercutée aux consommateurs, en somme que le nécessaire soit fait pour que les éleveurs de porcs soient encore là demain.

 

 

 


Jean-François QuéréJean-François Quere : régler au plus vite les retards de paiement Pac.

Pour Jean-François Quere, récemment nommé directeur régional de l'Agriculture et de la Forêt pour la région Alsace et directeur départemental de l'agriculture et de la forêt du Bas-Rhin, l’assemblée générale de la FDSEA a été l’occasion de remplir son carnet de commande. “L’agriculture alsacienne doit faire face à des enjeux importants : cultures spéciales et produits phytosanitaires, chrysomèle, taxe d’équarrissage, gestion de l’espace...” En ce qui concerne les retard de versement Pac, “4 500 paiements ont d’ores et déjà été réalisés. A cette date, il reste environ 60 dossiers en souffrance. Ces difficulté, liées à la mise en place d’un logiciel national, devraient être réglées dans les plus brefs délais”, a-t-il assuré.


 

Gilbert SchollyGilbert Scholly : pour une agriculture dynamique.

La Région continuera à apporter son soutien moral et financier à l’agriculture. “Il est nécessaire de poursuivre une politique de filière, notamment pour l’élevage,  avec la poursuite de la modernisation des bâtiments et le maintien de l’abattoir de Holtzheim.”

 

 

 

 

 

 

 


Jean-Marc RebièreJean-Marc Rebière : rassembler plutôt que diviser.

Le préfet de région s’est dit alerté par les difficultés que rencontrent les agriculteurs en attente de paiement Pac, des difficultés qu’il trouve lui aussi inadmissibles. “Il sera nécessaire de faire le point sur ce qui a mal fonctionné afin d’identifier les marges de progrès”, a-t-il indiqué.  Les conflits de territoire ont également attiré son attention : “En Alsace, l’espace est rare mais riche. Il est nécessaire de trouver un nouvel équilibre entre une population agricole démographiquement moins puissante mais qui doit néanmoins être préservée afin de remplir sa mission, et d’autres intérêts qui ont aussi leur légitimité, comme l’indispensable préservation de la ressource en eau. Au 1er janvier 2010, la DDA et la DDE ne formeront qu’une seule entité, ce qui réduira l’éclatement des compétences en ce domaine.” Les crises et les risques font désormais partie du quotidien. Leur gestion est donc indispensable pour les prévenir et garantir l’intérêt économique des exploitations lorsqu’elles éclatent. Des engagements ont été pris dans ce sens afin d’augmenter les fonds du Feader. “La France a la chance de bénéficier d’une convergence de stratégie entre l’Etat et la profession, il faut préserver ce lien de confiance et identifier ce qui rassemble plutôt que ce qui divise afin que la France ne se présente pas fragilisée lors du bilan de la Pac. Enfin, il ne faut pas perdre de vu ce qui fait notre force : la France est la 4e puissance alimentaire mondiale”, a-t-il déclaré.

Jean-Paul BastianJean-Paul Bastian : donner espoir aux agriculteurs.

Le président de la Chambre d’agriculture du Bas-Rhin a tenu à remercier l’assemblée, grâce à laquelle il occupe aujourd’hui cette fonction : “Je ferai tout pour ne pas vous décevoir”, a-t-il lancé. Selon lui, l’amélioration de la conjoncture devrait permettre de relever plus facilement d’autres défis. “C’est pourquoi nous avons choisi de placer les débats européens au centre de notre assemblée générale. Il est important de donner une vision d’espoir aux agriculteurs qui ont parfois l’impression qu’ils n’ont pas les mêmes attentes qu’à Bruxelles.”

 

 

 

 


Auteur : Bérengère de Butler - L'Est Agricole et Viticole

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