Agenda07/02/12 Retour à la page d'accueil Contacts Glossaires Plan du site Page précédente Page Suivante Imprimer  
    Actualité Syndicale / 2001-2005 / 2004 / Mai
 
  Lancer la rechercheRecherche avancée













 

 

Bas de marge gauche

FDSEA du Bas-Rhin
Espace Européen de l'entreprise
2 rue de Rome
67300 Schiltigheim
Tél. 03 88 19 17 67
Fax. 03 88 19 17 68

8h00-12h00 et 13h00-17h00

 contact:
mireille.sturtz@fdsea67.fr

© 2011
FDSEA du Bas-Rhin

  5/13/2004
  Conseil FDSEA : Calamités, la fin du blocage ?


Conseil de la FDSEA

Calamités : la fin du blocage ?

Alors que l'agriculture du département se relève à peine d'une année calamiteuse, elle doit gérer au mieux une situation financière difficile et se préparer aux réformes à venir. Calamités agricoles, gestion des droits à paiements PAC et réforme de la politique agricole pour le secteur du tabac étaient à l'ordre du jour du Conseil FDSEA du 10 mai dernier.

L'approvisionnement en fourrages pour les éleveurs reste tendu et malgré quelques pluies au début du mois, le spectre de la sécheresse de l'année dernière continue de hanter les esprits. "La décision d'autoriser la récolte des jachères pourrait être prise en mai par la Commission Européenne, mais pour l'instant on n'est sûr de rien" constate Jean-Paul Bastian, président de la FDSEA. L'indemnisation des agriculteurs au titre des calamités agricoles suite à la sécheresse de l'été dernier continue à mobiliser les responsables syndicaux. "On a pris un retard considérable" reconnaît Patrick Bastian, représentant la FDSEA au sein du comité départemental d'expertise. "Cela est lié à plusieurs changements du logiciel utilisé par la DDAF pour instruire les dossiers et aux discussions qui se poursuivent à Paris sur l'augmentation du prix des céréales". En effet, une directive ministérielle prévoit de modifier les barèmes départementaux sur lesquels est basé le calcul de l'indemnisation des exploitations.

L'injustice se joint à la calamité

Il faut une perte minimum de 27% du produit sur une culture pour être éligible, ce qui équivaut à une baisse de rendement de 39 %. Si l'on applique l'augmentation des prix demandée par le ministère, la baisse de rendement devra quasiment atteindre 49 %, ce qui exclut de nombreux agriculteurs du dispositif". En effet, sur 1200 dossiers qui ont été déposés par les agriculteurs, 287 ne sont pas éligibles, dont 150 à cause de la majoration des prix des céréales. "C'est injuste car le barème établi en septembre par le comité départemental d'expertise tenait déjà compte de l'augmentation des prix" s'insurge Patrick Bastian. Lors du dernier Congrès de la FNSEA au Grand Bornand, le ministre de l'agriculture s'était pourtant engagé à ce que les prix appliqués pour le calcul des calamités soient ceux qui ont été réellement payés aux producteurs.

Concernant les indemnisations, un acompte a été versé pour 167 dossiers à la mi-avril. Une deuxième vague de paiements prévue à la mi-mai doit permettre de solder les premiers dossiers et d'indemniser 589 dossiers supplémentaires. Ainsi, d'ici quelques jours, près de 760 exploitants auront perçu une aide calamité dans le département, correspondant à 100% de l'aide sur les pertes fourragères et 70% de l'aide pour les autres productions. Le prochain comité départemental des calamités aura lieu à la fin du mois. D'ici là, la DDAF aura instruit les derniers dossiers qui pourront être mis en paiement. "Les banques peuvent désormais accorder des prêts calamités" fait encore remarquer Patrick Bastian. "Nous avons également prévu d'autres dispositifs pour gérer les dossiers avec un peu plus d'équité et de justice" précise Jean-Paul Bastian. Ainsi, des enveloppes financières accordées par le Conseil Général, le Conseil Régional et le Crédit Agricole, notamment pour l'appui aux filières, seront utilisées pour soutenir les exploitations qui ont eu des pertes mais n'ont pu accéder au dispositif national. Thomas Blum, président des jeunes agriculteurs, s'est dit favorable à une réforme du système des calamités agricoles. "Il faut regarder du coté d'une assurance récolte" a-t-il précisé.


La réforme de l'OCM tabac en direct

Rémy Losser, président de la fédération nationale des planteurs de tabac, a participé aux négociations ayant abouti à la réforme de l'organisation commune du marché du tabac en Europe. Il décrit "les discussions entre les ministres [qui] ont duré jusqu'à 5 heures du matin pour aboutir à un compromis plutôt équilibré qui satisfait les tabaculteurs". "La proposition initiale de réforme était un montage très habile et pervers qui consistait à organiser la fin de la production de tabac en Europe car la Commission Européenne estime qu'il est immoral de soutenir la culture du tabac alors que les politiques de santé publique luttent contre sa consommation".

Saluant le travail "phénoménal" réalisé par Joseph Daul au parlement Européen, Rémy Losser a expliqué la réforme : De 2006 à 2009, la production de tabac sera découplée à 40 %, le reste étant payé sur la base de la production, ce qui maintient globalement le soutien au même niveau qu'actuellement. A partir de 2010, le découplage sera de 50 %, les 50 % restants étant affectés à une enveloppe de restructuration. "Cela nous donne une visibilité jusqu'à 2010, nous permettra d'amortir le matériel et de réfléchir à la reconversion (ou non) des exploitations" a expliqué Rémy Losser. D'autant plus que "dans 6 ans, le contexte politique sera complètement différent, avec une nouvelle Commission, un nouveau Parlement, une nouvelle PAC, ... et qu'on pourra peut être rediscuter ces décisions".

Secteurs en crise

"Les discussions avec les industriels à propos du prix du lait restent très importantes pour nous" a rappelé Denis Ramspacher, secrétaire général de la FDSEA qui est revenu sur plusieurs mois de négociations. Le 29 avril, une rencontre entre tous les intervenants de la filière à l'invitation du préfet a été l'occasion pour la profession alsacienne d'affirmer la volonté de maintenir une production laitière forte en Alsace. Pour cela il faudra aider les producteurs à s'adapter à la nouvelle donne (aide à l'investissement, allègements des contraintes, de mise aux normes en particulier)... mais aussi rémunérer correctement les agriculteurs. Les producteurs de porcs qui continuent à se trouver en grande difficulté, restent aussi au centre des préoccupations de la profession.

La mise en place des contrats d'agriculture durable se poursuit, bien que là encore les moyens soient arrivés tardivement et que des difficultés administratives ont fait en sorte que de nombreux agriculteurs n'ont pas pu signer de contrat avant le 1er mai. "Nous avons négocié une hausse des montants et refusé la mise en place d'un zonage contraignant sur de grandes surfaces" a expliqué Denis Ramspacher qui ajoute "la priorité de la profession agricole était de pouvoir renouveler les mesures agri-environnementales existantes". "A l'avenir, il est prévu que les CAD puissent être signés aussi en dehors des secteurs où les MAE sont arrivées à échéance" fait remarquer Jean Paul Bastian.

Les règles de la PAC se précisent

Les débats se sont poursuivis par la présentation des éléments connus à ce jour concernant la gestion des droits à paiement créés par la réforme de la PAC adoptée en juillet dernier (voir encadré). Même si certains points restent encore flous, les principaux traits du nouveau système commencent à être visibles. L'éco-conditionnalité des aides a également été examinée. En effet, entre 2005 et 2007, les agriculteurs devront progressivement respecter certaines règles pour continuer à toucher les aides européennes. Cela concerne le respect de "bonnes conditions agricoles et environnementales" dont les aspects concrets sont en discussion à Paris, le maintien des surfaces en prairies permanentes déclarées en 2003, et le respect de 19 directives européennes dont une grande partie est déjà appliquée. "Lors du compromis signé à Luxembourg, l'éco-conditionnalité était la condition imposée par la Commission européenne pour que les agriculteurs puissent continuer à toucher le même niveau d'aide" a expliqué Jean-Paul Bastian.

Philippe OSSWALD

 


Source : FNSEA
Theme : Autre

Retour à la page d'accueil Contacts Glossaires Haut de page Page précédente Page Suivante Imprimer