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    Actualité Syndicale / 2001-2005 / 2004 / Juillet
 
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FDSEA du Bas-Rhin

  7/7/2004
  Conseil FDSEA - Les chantiers pour l'été


Conseil FDSEA du 2 juillet

Les chantiers pour l'été

 

L'emploi agricole et le revenu des exploitations, les futures élections MSA, les relations avec la grande distribution et le suivi des aides sécheresse 2003 étaient au programme du dernier conseil de la FDSEA avant l'été.

 

Les responsables professionnels de la FDSEA se sont retrouvés le 2 juillet dernier pour le dernier conseil avant la période estivale. Comme à l'accoutumée, de nombreux dossiers ont été débattus. Les élections de la Mutualité Sociale Agricole qui auront lieu début 2005 obéiront à de nouvelles règles et doivent être soigneusement préparées. La MSA aura ainsi la responsabilité entière de l'organisation de ces élections, déchargeant les mairies de cette tâche. Le vote aura lieu uniquement par correspondance et se fera au niveau cantonal et non plus communal. "C'est un défi important à relever" souligne Christiane Bernard, présidente de la MSA, "car ce sera l'occasion pour le ministère d'évaluer l'attachement des agriculteurs à leur système de protection sociale". Insistant sur la nécessaire mobilisation des électeurs, la présidente a rappelé que la MSA gère près de 4 millions d'assurés sociaux et a la particularité d'offrir un guichet unique et des bureaux décentralisés bien adaptés aux besoins du monde agricole. "Nous allons défendre la spécificité de la MSA face au projet de réforme de l'assurance maladie préparée actuellement par le gouvernement" a-t-elle annoncé.

 

Faire encore mieux sur l'emploi

"L'emploi est un dossier important pour l'agriculture du département" a rappelé Jean-Paul Bastian qui est revenu sur les actions menées jusqu'à présent par la profession agricole pour aider les agriculteurs. La section "main d'œuvre", créée par la FDSEA au début des années 90, a été ensuite élargie à la plupart des OPA intervenant sur le dossier pour devenir la "Commission Agricole pour l'Emploi". Celle-ci a mis en place l'association GERMA afin de conseiller les agriculteurs et les aider à réaliser leurs fiches de paie, instauré le TESA (Titre Emploi Simplifié Agricole) et mené des actions pour faciliter l'embauche de travailleurs saisonniers. Des initiatives multiples ont ainsi vu le jour : Les associations GERMA-AI et GERMA-ETTI créées en partenariat avec la MSA recrutent des salariés et les mettent à disposition des exploitants agricoles tout en menant une activité de réinsertion. En 2003, cela a représenté près de 27 000 heures de travail.

 

D'autre part, la FDSEA coordonne depuis plusieurs années l'embauche de travailleurs saisonniers polonais pour lesquels 237 contrats ont été signés en 2003. Plusieurs réunions sur le terrain ont permis de sensibiliser l'ANPE aux besoins spécifiques de l'agriculture en matière de main d'œuvre. "Beaucoup de choses ont déjà été faites et nous réfléchissons actuellement à la mise en place d'une plateforme emploi qui devienne un guichet unique pour toutes ces questions" a expliqué Joseph Behr, directeur de la FDSEA. L'objectif de cette plateforme emploi sera notamment de coordonner toutes ces initiatives et développer les services offerts aux agriculteurs autour de l'emploi et de la formation. Parallèlement, la FDSEA continuera de jouer son rôle politique de défense des intérêts des employeurs.

 

Agriculture et grande distribution

Denis Ramspacher, secrétaire général, a présenté le résultat de la table ronde entre le gouvernement, les producteurs et la grande distribution. Alors que l'objectif du gouvernement est d'obtenir une baisse de 2% des prix à la consommation, la FNSEA a obtenu que cette baisse ne soit pas répercutée sur les prix agricoles à la production. Dans l'accord national, il est également prévu un mécanisme permettant une baisse des prix à la consommation en cas de surproduction dans le secteur des fruits et légumes. "Dans le Bas-Rhin, on s'est mobilisés sur 3 sites pour défendre la spécificité agricole et l'intérêt général des agriculteurs" a-t-il rappelé. "La venue en Alsace de Christian Jacob - Ministre délégué aux PME, au Commerce, à l'Artisanat, aux Professions libérales et à la Consommation - nous a permis de défendre notre point de vue" a expliqué Jean-Paul Bastian. "Ce n'est pourtant qu'une étape et le problème n'est pas réglé pour autant car il y a une énorme disproportion entre les forces en présence". C'est pourquoi la profession restera vigilante sur l'application de cet accord.

 

Indemnisations sécheresse : du travail jusqu'à la fin de l'année

Sur les 1241 dossiers déposés, environ 900 sont éligibles aux aides calamités. Après la prochaine vague de mise en paiement mi-juillet, la grande majorité des exploitations éligibles aura bénéficié du paiement de 100 % de l'aide aux cultures fourragères et de 70 % de l'aide aux autres cultures. Un complément d'enveloppe est attendu du ministère pour mettre en paiement le solde. C'est pourquoi il faudra sans doute attendre l'automne pour que le dossier soit complètement bouclé. "250 dossiers ont été rendus inéligibles à cause de la prise en compte de l'augmentation du prix des céréales" a également expliqué Patrick Bastian. "Lors du Congrès de la FNSEA, le ministre s'était engagé à revenir sur cette augmentation des prix mais il n'a pas tenu parole" a constaté Christian Schneider. "La moitié des agriculteurs dont le dossier est rejeté pourra bénéficier d'une aide du Conseil Régional et les agriculteurs réellement en difficulté pourront aussi bénéficier d'une aide grâce à un financement du Conseil Général" a ajouté Jean-Paul Bastian.

 

Résultats économiques mitigés

Philippe Wolff, directeur depuis le premier juillet du centre de fiscalité et de gestion, a présenté les résultats économiques des exploitations agricoles du département en 2003. Il constate notamment une baisse du produit brut de la plupart des types d'exploitation, particulièrement marquée pour les exploitations spécialisées en production laitière qui ont fortement réduit leurs investissements. Le produit brut des céréaliers a également baissé mais la baisse a été en partie compensée par une baisse des charges opérationnelles et des charges de structure ainsi que par la hausse du prix des céréales. "La question du maintien du potentiel de production se posera à l'avenir" explique Philippe Wolff, qui constate que "la santé des exploitations agricoles passera de plus en plus par une bonne maîtrise des charges, ce qui ne signifie pas forcément la recherche de performances techniques maximales".

 

"Ces chiffres illustrent bien l'état d'esprit actuel où plusieurs secteurs de production ont des difficultés" explique Joseph Lechner, rejoint par Marc Moser qui constate que les agriculteurs "ont beaucoup moins d'ambition et hésitent à se lancer dans des investissements importants". "Jusqu'à présent on arrivait à diversifier les productions pour maintenir le revenu mais actuellement toutes les opportunités se ferment" poursuit Jean-Marc Pfrimmer qui constate que "la vente directe permet à certains de tirer leur épingle du jeu mais qu'elle ne peut pas devenir la solution générale". "Il faut aller plus loin que la simple analyse des chiffres" a souligné Jean-Paul Bastian qui souhaite que les OPA "apportent un conseil adapté à chaque exploitation et les aident à évoluer le mieux possible en fonction des contraintes qui se mettent en place".

"Quand on voit l'évolution de notre niveau de vie en 10 ans et malgré les multiples réformes, on ne peut pas non plus dire qu'il n'y a pas d'espoir" a constaté André Wicker en guise de conclusion.

 

Philippe OSSWALD


Source : FNSEA
Theme : Autre

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