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7/8/2005
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Conseil FDSEA : Denis Ramspacher à la tête d'un bureau renouvelé
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Conseil de la FDSEA
Denis Ramspacher à la tête d'un bureau renouvelé
L'élection d'un nouveau bureau lors du conseil de la FDSEA,
le 4 juillet dernier, n'a pas empêché les participants de faire
le point sur les activités syndicales de ce début d'été,
avec une attention particulière apportée au débat sur la
loi d'orientation agricole actuellement en préparation.

Après avoir remercié Bernard Klein qui a récemment quitté
la présidence du canton de Truchtersheim remplacé par Denis Ramspacher,
pour le travail réalisé, Jean Paul Bastian a fait un rapide tour
d'horizon des dossiers d'actualité, à commencer par l'autorisation
de récolte des jachères accordée le 1er juillet par la
Commission de Bruxelles. "Nous avions fait la demande au Ministre lors
de son déplacement à Strasbourg ainsi qu'au Secrétaire
général de la Préfecture et toutes les conditions étaient
réunies pour que l'autorisation soit accordée. Pourtant, au dernier
moment, nous avons appris que nous ne figurions pas dans la liste des départements
et il a fallu se mobiliser pour que le Ministère rajoute le Bas-Rhin
dans la liste présentée à Bruxelles" explique Jean
Paul Bastian qui rappelle ainsi que rien n'est jamais gagné d'avance.
Depuis le début du mois il est donc possible de récolter et de
faire pâturer les jachères, à l'exception des parcelles
sous contrat "faune sauvage" et des jachères industrielles.
Par contre, la vente du couvert ou toute utilisation lucrative des jachères
restent interdites.
Parmi les autres bonnes nouvelles, figure l'annonce par le gouvernement de
la prolongation de la réduction de la TIPP (taxe intérieure sur
les produits pétroliers) jusqu'à la fin de l'année 2005.
Compte tenu du maintien à un cours élevé du prix du pétrole,
la profession avait demandé la reconduction de cette mesure. La réduction
de 4 cents d'euro par litre de fioul, pourra être demandée à
partir de cet automne. Pour l'instant les formulaires de demande de remboursement
pour la consommation de 2005 ne sont pas encore disponibles.
Concernant les dégâts de gibier, Marc Moser a rappelé que
les dégâts sont toujours en augmentation, notamment sur les semis
de maïs (295 hectares détruits), à cause des conditions climatiques
particulières de ce printemps, avec des semis étalés sur
une longue période et une levée lente, mais surtout à cause
de la population excessive des sangliers. Le syndicalisme, à l'issue
de discussions souvent ardues, a obtenu une revalorisation des barèmes
d'indemnisation des dégâts pour les remises en état des
prairies et les resemis.
L'Europe et l'agriculture
A propos du résultat du vote au référendum sur la constitution
européenne, Jean-Paul Bastian a expliqué que "le "non"
a provoqué une crise qui aurait eu lieu tôt ou tard", même
si personne ne s'attendait à ce qu'elle ait lieu aussi rapidement. "Il
n'y aura pas de conséquences catastrophiques à court terme mais
cela changera les orientations à long terme et il faut s'attendre à
subir les conséquences de cette crise pendant longtemps". Rappelant
que la FDSEA avait clairement appelé les agriculteurs à voter
"oui", il estime qu'"il y aura probablement dans les mois à
venir, un grand débat sur le financement de l'Union Européenne
et sur les orientations de l'agriculture communautaire, avec peut être
à la clé une amorce de changements profonds".
Denis Ramspacher est revenu sur la rencontre entre la FDSEA et le nouveau secrétaire
général de la préfecture, Philippe Vignes. "Cette
rencontre a été très utile car elle nous a permis d'expliquer
les spécificités de l'agriculture alsacienne ainsi que de mettre
en avant le rôle et l'importance de la FDSEA dans notre département"
a-t-il expliqué. La visite de l'exploitation agricole du Gaec Urban
à Berstett a permis de soulever certaines questions sensibles : la pression
foncière liée au développement de l'urbanisation
et des infrastructures, la difficulté pour les exploitations agricoles
de réaliser une sortie d'exploitation à l'extérieur
du village, les exigences environnementales sources de lourds investissements
pour les éleveurs avec la mise aux normes des bâtiments d'élevage
mais aussi les problèmes de dégâts de gibier et le coût
de la main d'œuvre pour de nombreuses productions et notamment les fruits
et légumes.
Le plan bâtiments sur les rails
Le plan d'aide aux bâtiments d'élevage qui est actuellement en
cours de finalisation a été présenté. "Cela
fait six mois qu'on travaille sur ce dossier et il a bien avancé"
constate Patrick Bastian. "Nous avons pu compléter le petit budget
que l'Etat nous a accordé, avec des aides des collectivités qui
ont bien joué le jeu" ajoute-t-il, "ce qui permet d'avoir un
outil réellement intéressant pour aider les éleveurs à
moderniser leurs bâtiments". " Le plan bâtiments est
désormais opérationnel. Il s'agit maintenant de bien informer
les éleveurs afin qu'un maximum d'entre eux puisse en bénéficier
".
La loi d'orientation agricole en débat
En discussion depuis de nombreux mois déjà au niveau
national, le projet de loi d'orientation agricole a été
présenté et débattu lors du conseil de la FDSEA,
en présence d'Antoine Herth, député et ancien secrétaire
général de la fédération, qui est également
rapporteur de cette loi au sein du parlement.
La
loi d'orientation agricole a pour principale ambition de contribuer à
la modernisation de l'agriculture française, en aidant les exploitations
à s'adapter à la mondialisation et à la libéralisation
des échanges qui se traduisent par une réduction des mécanismes
de régulation des marchés. Elle garde pour objectif le maintien
d'une politique agricole conservant à la France son statut de grand
pays agricole, en faisant évoluer le statut des exploitations,
en allégeant les charges et en simplifiant certaines règles
administratives. Elle doit aussi permettre au monde agricole de mieux
répondre aux attentes des consommateurs et des citoyens en matière
d'environnement, de bien être animal, de sécurité
sanitaire des aliments ainsi qu'à travers le développement
des usages non alimentaires des produits agricoles.
Le fonds agricole en débat
Plusieurs points font l'objet de débats passionnés, à
commencer par l'un des éléments clé de cette loi,
à savoir la mise en place d'un fonds agricole. Construit sur le
modèle d'un fonds de commerce, celui ci comprend l'ensemble des
biens corporels et incorporels (marques, labels, clientèle...)
nécessaires au fonctionnement de l'entreprise agricole. Pour Denis
Ramspacher, "le fonds agricole est peut être adapté
à certaines régions où la pratique des pas de porte
est courante, mais il faudrait bien réfléchir avant de vouloir
d'un tel système dans le Bas-Rhin". "Pour l'instant,
il y a moyen de transmettre des exploitations sans que cela coûte
trop cher, notamment dans un cadre familial" ajoute Patrick Bastian,
"avec le fonds, il y aura un prix minimum et on risque d'aller vers
une fiscalisation plus forte de la transmission".
De nombreuses autres mesures sont prévues, comme la possibilité
de rendre les baux cessibles (pour qu'ils puissent être transférés
et rentrer dans le fonds agricole), la simplification du contrôle
des structures et l'évolution de la politique d'installation à
travers des mesures permettant d'étaler dans le temps la transmission
des exploitations, de manière à ce que le repreneur puisse
la financer progressivement.
Vers une suppression de la TFNB ?
Concernant la baisse des charges, la principale mesure serait la suppression
de la taxe sur le foncier non bâti. "Le montant de la TFNB
au niveau national représente environ 3% du revenu agricole national,
ce qui n'est pas négligeable" souligne Antoine Herth, qui
ajoute que "sa suppression aura des effets collatéraux qu'il
convient de bien prévoir". En effet, cette taxe représente
une source non négligeable dans le budget des communes et sert
aussi à financer pour partie les Chambres d'Agriculture. Et en
Alsace Moselle, elle sert aussi de support à la collecte de la
cotisation de la caisse d'assurance accidents agricoles. D'autre part,
la TFNB pourrait être remplacée par une taxe professionnelle,
collectée non plus au prorata des surfaces en propriété,
mais en fonction du chiffre d'affaire des exploitations. Patrick Bastian
estime que "les hommes politiques doivent faire preuve de courage.
Puisque cette mesure a été promise par le chef de l'Etat
et le premier ministre, il faut la mettre en œuvre et supprimer la
TFNB ". Plus généralement la profession souhaite que
la loi aille plus loin en matière de réduction des charges
et ne se cantonne pas à la seule suppression de la TFNB.
Valoriser l'impact environnemental de l'agriculture
Outre l'instauration d'une agence indépendante d'évaluation
des risques des produits phytosanitaires et des fertilisants et la promotion
et le soutien des signes de qualité et de l'agriculture biologique,
la loi d'orientation prévoit des mesures fiscales permettant à
l'agriculture et à la forêt de mieux valoriser leur rôle
de producteur de bioénergie en reconnaissant leur contribution
à la réduction des émissions de gaz à effet
de serre. "Il faut que l'opinion publique redécouvre les vertus
de son agriculture qui est capable de produire des biocarburants et de
contribuer à l'entretien de l'espace" explique Antoine Herth.
Parmi les mesures prévues au titre de la préservation de
l'environnement figure également la possibilité d'inclure
des clauses environnementales dans les baux ruraux, ce qui provoque la
méfiance du monde agricole. "Il serait peut être utile
d'amender cette mesure pour ne laisser cette possibilité qu'aux
seules collectivités en cas de réelle nécessité"
a conclu le député.
Beaucoup de points restent à discuter et le texte de loi est forcément
un compromis entre les exigences des nombreux responsables politiques
qui ont travaillé dessus. "Il manque un volet important sur
l'emploi agricole, le coût de la main d'œuvre et les formalités
administratives en la matière" reconnaît Antoine Herth,
qui indique qu'il sera complété suite à un rapport
parlementaire sur le sujet. Il attend également que "la profession
agricole se prononce sur de nombreux points" même s'il met
en garde en ajoutant que "dès qu'on ouvre certains sujets
à la discussion, on risque d'avoir des amendements qui ne sont
pas toujours souhaitables par le monde agricole".
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Denis Ramspacher à la tête de la nouvelle équipe
Comme
tous les 3 ans, à l'issue des débats le conseil d'administration
de la FDSEA a procédé au renouvellement des membres du bureau.
Ces élections revêtaient un caractère particulier
puisqu'il fallait désigner le successeur de Jean-Paul Bastian,
président depuis 12 ans et qui n'a pas souhaité se représenter.
Après un vote à bulletin secret, c'est Denis Ramspacher
qui reprend le flambeau de la présidence alors que Marc Moser,
ancien vice-président, accède au poste de secrétaire
général. Patrick Bastian a été élu
au poste de premier vice-président alors que Joseph Lechner et
Christian Schneider ont été désignés comme
vice-présidents. De son coté, Jean-Paul Bastian reste membre
du bureau et saura certainement faire profiter la nouvelle équipe
de son expérience et de ses idées.
Président
Denis Ramspacher - exploitation laitière en GAEC à Kienheim
(Truchtersheim)
Secrétaire général
Marc Moser - exploitation céréales, pommes de terre à
Kurtzenhouse (Brumath)
Premier vice-président
Patrick Bastian – exploitation laitière et pommes de table
en GAEC à Zehnacker (Marmoutier)
Vice-présidents
Joseph Lechner – exploitation houblonnière en EARL à
Minversheim (Hochfelden)
Christian Schneider - exploitation céréalière à
Beinheim (Seltz)
Trésorier
Rémy Willmann – exploitation tabacole à Sermersheim
(Benfeld)
Membres
Jacqueline Schneider – exploitation laitière, agriculture
biologique en EARL à Bettwiller (Alsace bossue)
Jean-Paul Bastian - exploitation de viande bovine à Bitschhoffen
(Niederbronn)
Jean Bernhard – exploitation laitière en GAEC à Woerth
(Woerth)
Georges Kuntz – production de foie gras et vente directe à
Dachstein (Molsheim)
Rémy Losser - exploitation tabacole à Mussig (Marckolsheim)
Jean-Marc Pfrimmer – exploitation céréales, tabac
à Weitbruch ( Haguenau)
Commission des agricultrices
Marie-Anne Straub – exploitation viticole à Blienschwiller
(Barr)
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Philippe OSSWALD
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Source : FNSEA
Theme : Autre
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