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    Actualité Syndicale / 2001-2005 / 2005 / Juillet
 
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FDSEA du Bas-Rhin
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FDSEA du Bas-Rhin

  7/20/2005
  Edito : L’unité professionnelle, une force à préserver (par Denis Ramspacher)


L'unité professionnelle, une force à préserver

par Denis Ramspacher, Président de la FDSEA

 

 

 

 - 200507_bureau_DR2.JPGAvec le départ de Jean-Paul Bastian de la présidence de la FDSEA, une page se tourne et je tiens une nouvelle fois à lui rendre hommage et le remercier pour son action au service de l'agriculture bas-rhinoise. Tout en prenant du recul, son engagement professionnel se poursuit.

 

Les objectifs et le rôle de la Fédération demeurent inchangés et tous les agriculteurs du département pourront compter sur la détermination de la nouvelle équipe.

 

La FDSEA est une organisation de proximité à l'écoute et au service de tous les agriculteurs. C'est cette ligne de conduite qui anime l'action quotidienne de la FDSEA et je veillerai qu'il en demeure ainsi à l'avenir. Les chantiers qui nous attendent sont en effet nombreux et importants pour notre agriculture.

Le premier concerne la nouvelle Pac et plus particulièrement la mise en place du découplage. L'étape à venir qui consiste à définir le nombre et la valeur des DPU de chaque exploitant est importante car c'est sur cette base que sera effectué ensuite le paiement des aides compensatoires. L'administration notifiera ces éléments à chaque agriculteur en septembre prochain et il faudra alors intégrer les mouvements de foncier intervenus depuis l'année 2000. La FDSEA avec l'appui des autres organisations professionnelles accompagnera les agriculteurs dans cette étape en veillant qu'elle se déroule au mieux. Chaque exploitation retrouvera en 2006 le niveau des aides dont elle bénéficiait historiquement entre 2000 et 2002 parce que nous avons réussi à éviter la régionalisation. Pour autant l'incidence du découplage ne sera pas neutre pour certains secteurs de production comme le tabac ou l'engraissement bovin. Il est clair que tout devra être fait pour pérenniser chaque filière en cherchant les adaptations nécessaires et en faisant les choix politiques qui s'imposent.

 

Le juste prix pour nos produits

L'autre grand chantier, c'est la défense du prix des produits agricoles. Les tractations pour ne pas dire le bras de fer sur le prix du lait au cours des derniers mois le montrent bien. Et nous n'hésiterons pas à nous mobiliser en cas de nécessité si les accords passés étaient remis en cause. Nous garderons également un œil attentif sur la grande distribution. Une étude récente vient de montrer que les consommateurs pensent que c'est la grande distribution qui défend le mieux leur pouvoir d'achat ! Cette étude ne s'interroge cependant pas sur le dos de qui la grande distribution mène cette guerre aux prix bas ? Ce n'est pas sur ses propres marges qui ne cessent de croître mais en réalité sur le dos des fournisseurs, c'est-à-dire des agriculteurs s'agissant des produits alimentaires. C'est pourquoi il est important que les autorités aillent plus loin en matière d'encadrement des prix et de répartition des marges. De notre coté aussi, essayons d'être plus efficaces en matière d'organisation de la production pour ne plus brader nos produits en nous faisant parfois concurrence entre nous-même.

 

Les armes de la compétitivité

Un des volets du projet de loi d'orientation va dans ce sens en essayant de conforter l'organisation de la production et le rôle des interprofessions. Mais nous attendons aussi de cette loi qu'elle dote les agriculteurs des nouvelles armes dont ils ont besoin pour rivaliser sur les marchés de plus en plus concurrentiels. La loi d'orientation doit être l'occasion de mettre en œuvre un véritable plan de réduction des charges en particulier s'agissant de l'emploi agricole. Les augmentations successives du SMIC, c'est bien pour le pouvoir d'achat des salariés. Mais il faudrait aussi que le prix payé aux agriculteurs suive !

 

Comme vous pouvez le constater, la baisse des charges ainsi que la défense du prix restent une priorité pour la FDSEA car c'est une composante importante du revenu des agriculteurs.

 

Et dans ce domaine, le combat syndical est essentiel et payant. La reconduction de la réduction de la TIPP de 4 centimes d'euros par litre de fioul sur toute l'année 2005 a pu être obtenue grâce à la pression du syndicalisme. Même si le montant de cette réduction paraît quelque peu mince au regard de l'envolée du cours de pétrole, elle est malgré tout appréciable dans le contexte budgétaire actuel de l'Etat. C'est grâce à la FDSEA aussi que nous avons pu obtenir l'autorisation de récolter les jachères pour la 3ème année consécutive.

 

L'agriculture, un secteur d'avenir

Au-delà de la négociation de telles mesures ponctuelles, le rôle du syndicalisme s'inscrit aussi dans le long terme. Et sur ce point la remise en cause du budget agricole européen n'est pas de bonne augure. Les aides compensatoires ne seront évidemment pas remises en cause du jour au lendemain car l'accord Chrirac-Schroëder entériné par les autres chefs d'Etat lors du sommet européen d'octobre 2002 prévoit le budget nécessaire jusqu'en 2013. Mais l'attitude anglaise fragilise plus globalement les fondements même de la Politique agricole commune. Et  c'est en cela qu'il convient d'être vigilant. Le vote négatif français au référendum a fragilisé le poids de la France qui du coup a perdu son rôle de leader dans les discussions.

 

Nous restons par conséquent particulièrement vigilants sur les discussions à venir sur le budget des 25. Strasbourg, siège du Parlement européen, aura probablement un rôle central à jouer et les agriculteurs alsaciens n'hésiteront pas à se mobiliser comme par le passé en cas de nécessité.

Malgré ces remises en cause, l'agriculture reste un secteur d'avenir.

D'abord parce qu'elle joue un rôle phare dans la société. C'est elle qui permet à la société de manger à sa faim. C'est grâce à elle que les paysages français sont tant appréciés par les touristes. Et c'est encore grâce à elle que nous trouverons demain des solutions alternatives au tout pétrole, avec la chimie verte et les biocarburants.

 

Ensuite parce que l'agriculture bas-rhinoise a des atouts : la diversité de ses productions, le savoir faire des agriculteurs et aussi l'unité professionnelle. Ce dernier point est essentiel. C'est en se serrant les coudes tous ensemble que nous réussirons. Seul on va vite, ensemble on va loin.

 

 


Source : FNSEA
Theme : Autre

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