Vérifiez la conformité lors d'achats futurs
Publié
le 3 décembre au journal officiel, un décret oblige aujourd'hui les agriculteurs
à faire contrôler leur pulvérisateur tous les 5 ans
. Les modalités pratiques restent encore à définir et notamment
l'identité des organismes d'inspection qui ne peuvent être les distributeurs de
produits phytosanitaires. Quelques modalités sont néanmoins déjà
arrêtées.
Seront
soumis au contrôle obligatoire, peu importe leur fréquence d'utilisation :
- les pulvérisateurs agricoles à
rampe avec une largeur de travail supérieure à3 mètres en horizontal
- les pulvérisateurs pour arbres et arbustes
distribuant des liquides sur un plan vertical.A terme, ce sont tous les
pulvérisateurs qui pourraient être visés.
Le propriétaire du pulvérisateur devra lui-même
prendre l'initiative de contacter l'organisme de contrôle et prendra en charge
son coût. Tous les éléments constitutifs du matériel sont pris en compte :
le contrôle se fera point par point pour faciliter la remise en état. En
pratique, l'organisation restera assez libre, tant pour le protocole que pour le
prix : renseignez-vous sur les tarifs !
Dans
tous les cas, une vignette sera apposée sur le matériel précisant la date limite
de validité. Des arrêtés préfectoraux préciseront prochainement quels seront les
organismes habilités à effectuer les contrôles et les modalités pratiques
constituantes.
Si le pulvérisateur ne respecte pas les points de
contrôle, l'exploitant devra s'engager à effectuer des réparations et à
soumettre le matériel réparé à un nouveau contrôle.
Deux
dérogations existent :
- si un contrôle volontaire a été effectué entre
le 1er
janvier 2007 et le 31 décembre 2008, le propriétaire étant en possession des
factures des réparations et du diagnostic
- si le pulvérisateur a été acheté neuf,
l'obligation de contrôle est reportée à 5 ans après la première mise sur le
marché.
Où trouver le numéro SIREN ou
SIRET ?
Des
dates buttoirs avant lesquelles les contrôles
doivent être réalisés ont été définies. Elles sont fonction du nombre que
forment les 8 et 9ème chiffres
du numéro SIREN de l'exploitation du propriétaire du pulvérisateur. Le
numéro SIREN figure sur votre déclaration PAC : il s'agit des 9 premiers chiffres
du numéro SIRET (le numéro SIRET comporte 14 chiffres : les 9
premiers correspondent au numéro SIREN. Ils sont suivis de 5 chiffres représentant
le numéro interne de classement qui permet de différencier plusieurs
établissements dans une entreprise). Les dates buttoirs sont les
suivantes :
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Le premier contrôle
obligatoire devra intervenir avant le :
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31 mars 2010
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si le
nombre constitué des 8 et 9ème chiffre du numéro SIRET du propriétaire du
pulvérisateur est compris entre 00 et19 ou en cas d'absence de numéro
SIRET pour ce propriétaire
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31 décembre 2010
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si le
nombre constitué des 8 et 9ème chiffre du numéro SIRET du propriétaire du
pulvérisateur est compris entre 20 et 39
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31 décembre 2011
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si le
nombre constitué des 8 et 9ème chiffre du numéro SIRET du propriétaire du
pulvérisateur est compris entre 40 et 59
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31 décembre 2012
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si le
nombre constitué des 8 et 9ème chiffre du numéro SIRET du propriétaire du
pulvérisateur est compris entre 60 et 79
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31 décembre 2013
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si le
nombre constitué des 8 et 9ème chiffre du numéro SIRET du propriétaire du
pulvérisateur est compris entre 80 et
99
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Exemple : l'entreprise au numéro SIRET 732
829 320 00074 devra, selon la
législation en vigueur (tableau ci-dessus) faire contrôler son pulvérisateur
avant le 31 décembre 2010.
Si le
pulvérisateur est en copropriété, c'est le plus petit numéro SIREN qui
prime.
Les contrôles devront ensuite s'effectuer tous les 5 ans.
Acheter conforme ou garder
conforme !
Pour
le moment aucune obligation ne pèse sur les distributeurs commercialisant des
matériels neufs ou d'occasion qui ne passeraient pas le premier contrôle avec
succès. Il vous est donc fortement conseillé de vérifier la conformité du
pulvérisateur que vous achetez : demandez le diagnostic
réalisé
au
vendeur !
D'autre part, les contrôles ont pour vocation de s'assurer
du bon état du matériel et éventuellement de corriger leur mauvais entretien. Un
appareil rustique, bien entretenu, est bien conforme
à
la règlementation. Il n'y a donc pas de raison de s'en débarrasser.
Sandrine Hoenen