Calamités agricoles : toutes les cultures sont reconnues
Suite à la sécheresse de cet été, la profession
agricole avait demandé à ce que l'ensemble du département
soit reconnu au titre des calamités agricoles.
Dans un premier temps, les pertes sur les céréales à paille,
les surfaces fourragères (prairies, maïs ensilage…) et le
colza avaient été reconnus par le ministère de l'agriculture
le 29 août dernier. Ces fourrages étant autoconsommés, un
taux forfaitaire de perte a été défini pour toutes les
prairies. Celui-ci s'élève à 60% de perte en zone de plaine
et piémont, 75% en zone de montagne (sur la base du zonage INSEE qui
comprend donc une partie de l'Alsace bossue). Concernant le maïs ensilage,
le taux de perte forfaitaire s'élève à 40%.
Une demande complémentaire visant à faire émarger les
autres cultures du département, avait été déposée
et la Commission Nationale des Calamités Agricoles réunie le 18
novembre dernier a reconnu les productions suivantes : maïs grain (excepté
le maïs irrigué), betteraves sucrières, houblon, tabac, choux
à choucroute, cultures légumières, petits fruits, arboriculture
fruitière, apiculture, cultures florales et sapins de noël. Toutes
les pertes sur ces cultures peuvent donc être déclarées.
Néanmoins, ces pertes doivent pouvoir être justifiées par
l'exploitant, sur la base de documents (bons de livraison).
Suite à cette reconnaissance, les exploitants agricoles ayant eu des
pertes sur l'une au moins de ces cultures, peuvent présenter un dossier
de demande d'indemnisation au titre des calamités (sécheresse
ou gel au printemps), à condition de s'approcher des critères
prévus par la loi (27% de perte de produit brut sur une culture au moins,
et 14% de baisse du produit brut total de l'exploitation). Nous ne manquerons
pas de développer cet aspect lors des réunions en cours de la
tournée cantonale. Les ADAR et la FDSEA restent à votre disposition
pour vous conseiller afin de remplir ces dossiers.
D'autre part, les dégâts de gel du printemps dernier, notamment
sur les arbres fruitiers, ont également été reconnus par
la commission du 18 novembre. Un dossier calamités pourra donc aussi
être présenté par les arboriculteurs ayant subi ce sinistre
dans les communes concernées. Par contre, le gel du printemps ne bénéficie
pas de la procédure simplifiée qui a été mise en
place pour la sécheresse et les déclarations devront être
faites dans les 10 jours suivant la publication de l'arrêté ministériel
de reconnaissance qui devrait être signé vers la mi-décembre.
Si une même exploitation a subi successivement le gel et la sécheresse,
deux dossiers séparés devront donc être présentés,
mais avec des renseignements identiques (même taux de perte global, on
ne détaille pas quelle proportion des pertes sont dues au gel ou à
la sécheresse).
Philippe Osswald.