Quelques précisions sur les mesures d’aides sécheresse
1. Dégrèvement sur les impôts foncier non bâti
La demande doit être faite aux services des impôts de l’arrondissement
dont dépend la commune, de préférence de manière
collective par le maire au nom de tous les agriculteurs (faire la démarche
auprès du maire comme nous l’avions indiqué dans le dernier
flash hebdo). Une lettre du maire suffit (une délibération du
conseil municipal n'est pas nécessaire). Si ce n'est pas possible, les
agriculteurs peuvent aussi faire la demande individuellement.
En retour, les services fiscaux envoient un formulaire à compléter
par les agriculteurs. Lorsque la demande a été faite par la commune,
celle-ci sera destinataire d’un dossier comprenant plusieurs formulaires
à remettre à chaque agriculteur. Chaque agriculteur complétera
ensuite ce formulaire en indiquant les parcelles qu’il exploite, le taux
de pertes ainsi que le nom des propriétaires. Les services fiscaux décideront
ensuite du taux d’abattement qui sera appliqué en fonction du taux
de perte retenu. A priori les services fiscaux se baseront sur le taux de perte
fixé dans le cadre de la procédure calamités agricoles.
Dès que ces taux seront arrêtés, nous vous en informerons.
2. Aide au transport des fourrages
Cette aide concerne l'achat de fourrages grossiers (paille, foin, ensilage,
pulpes, drèches humides, luzerne déshydratée) par les éleveurs
d'herbivores entre le 15 mai et le 31 décembre 2003. Les céréales
et les aliments concentrés sont exclus. Les critères d'attribution
de l'aide ne sont pas définis exactement pour l'instant mais celle-ci
se fera sur la base de justificatifs. Priorité sera donnée aux
achats exceptionnels de fourrages et de paille effectués en raison de
la sécheresse. Nous avons demandé que les transports exceptionnels
de fourrages (ensilage, foin, paille… ) rendus nécessaires par
la sécheresse et effectués par les agriculteurs eux-mêmes
puissent aussi émarger mais il y aura probablement des conditions de
distance minimum et des justificatifs à produire.
Le montant maximum de l’aide est de 45 €/tonne, mais il sera modulé
en fonction de la distance, du coût du transport et du type de fourrage.
En outre il dépendra du tonnage total de fourrage transporté pour
lequel une aide est demandé, l’enveloppe accordée au département
étant fixe.
3. Procédure calamités agricoles
Elle a débuté par des visites sur le terrain de la commission
calamités (chambre, FDSEA, JA, DDAF) pour estimer les pertes. Le rapport
rédigé par l'administration suite à ces missions sera examiné
à Paris autour du 19 août pour décider du classement du
département en zone calamités. Les agriculteurs auront ensuite
à remplir des dossiers pour déclarer leurs pertes (fourrages,
cultures). Les dossiers seront à priori disponibles dans les mairies
(d'après la DDA, ils sont en train d'être imprimés). Les
calamités donnent droit à une indemnisation de 25 à 35%
des pertes, ainsi qu'à des prêts bonifiés.
4. Report des cotisations MSA.
Il suffit de le demander avant le 20 août 2003 pour l'obtenir (un modèle
de lettre à renvoyer à la MSA a été joint au courrier
envoyé aux adhérents de la FDSEA).
5. Dérogation pour les éleveurs en bio
En raison de la sécheresse, les éleveurs en agriculture biologique
ont la possibilité de demander une dérogation pour pouvoir acheter
des fourrages produits en agriculture conventionnelle. Elle permet de dépasser
sans limite les 10% max. d'aliments conventionnels sur l'année et les
25% par jour. La dérogation doit être demandée à
l'organisme certificateur (contacter l'OPABA pour plus de précisions).
6. La Commission partante pour le paiement anticipé des primes
céréales
La Commission a indiqué qu'elle appuierait la demande de la France d'anticiper
le paiement des primes reçues par les céréaliers. Elle
devrait en faire la proposition au prochain Comité de gestion qui se
réunira le 14 août. La France avait formellement demandé
lors du Comité de gestion du 31 juillet l'anticipation de ces versements.
Celle-ci a déjà été accordée en faveur des
éleveurs par décision du Comité de gestion viande bovine
le 25 juillet.
Contact : Philippe
Osswald