Diversité des assolements 2009 : la mesure a été revue et précisée
Comme nous vous l'indiquions
dans une des précédentes éditions, la mesure diversité des assolements a été
modifiée pour 2009. Le Ministère de l'agriculture avait publié fin juillet une
première circulaire fixant les nouvelles modalités de diversité des assolements.
Comme celles-ci posaient problème, la FDSEA, appuyée par la FNSEA, a demandé un
certain nombre d'aménagements que le ministère de l'agriculture vient
d'accepter.
Les nouvelles règles de la
mesure diversité des assolements pour 2009 sont donc les
suivantes :
1. Règle générale : chaque exploitation
doit désormais disposer de 3 cultures, la 1ère et la deuxième devant
représenter au minimum 5 % de la sole cultivée et la 3ème culture 3%.
EXEMPLE 1 : SAU = 60
ha
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dont 55 ha de sole cultivée |

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30 ha de maïs
15 ha de blé
10 ha de betteraves
sucrières |
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dont 5 ha de prairie permanente |
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L'assolement de cette
exploitation comporte 3 cultures : maïs (55 %), blé (27 %) et betteraves
sucrières (18 %). Elle respecte donc bien la nouvelle obligation des 3
cultures.
A
noter que nous avons réussi à obtenir la possibilité de cumuler plusieurs
cultures pour atteindre le seuil des 3 % de la 3ème
culture.
EXEMPLE
2 : SAU = 60 ha
| dont 55 ha de sole cultivée |

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36 ha de maïs
15 ha de blé
2 ha de pomme de terre
2 ha de choux |
| dont 5 ha de prairie permanente |
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La 1ère culture est la maïs (65 %), la
2ème culture le blé (27 %). Pour la 3ème culture, il est possible d'additionner les
surfaces en pomme de terre + choux soit 4 ha représentant 7 %. L'obligation de
diversité des assolements est donc bien respectée.
Les cultures annuelles et industrielles
(maïs, céréales à paille, betteraves, oléagineux, protéagineux, tabac, pommes de
terre, légumes de plein champs, semences...) ainsi que la prairie temporaire
SONT CONSIDEREES chacune comme une culture. A noter que chaque
céréale à paille est considérée comme une culture différente : blé et orge
sont 2 cultures différentes.
En revanche les cultures pérennes (verger,
houblon, vigne...), les cultures pluriannuelles (asperges, framboises,
fraises, petits fruits...) et les prairies permanentes NE SONT PAS
CONSIDEREES comme une
culture dans le dispositif diversité de l'assolement.
2. Les exploitations ayant au moins 10 % de leur sole cultivée en
légumineuse (au sens agronomique du terme par exemple de la luzerne, du
soja, du pois protéagineux...) ou au moins
10 % de leur sole cultivée en prairie temporaire ont besoin de disposer de
seulement 2 cultures : au minimum 10 % de légumineuse ou prairie temporaire
et une 2ème culture devant représenter au moins 3
%.
EXEMPLE 3 : SAU = 60 ha
| dont 55 ha de sole cultivée |

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45 ha de maïs
8 ha de luzerne
2 ha de prairie temporaire (servant de couvert
environnemental) |
| dont 5 ha de prairie permanente |
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Dans cette exploitation, la
luzerne représente 14,5 % de la sole cultivée. Il y a donc plus de 10 % de
légumineuse et une autre culture représentant plus de 3 % (le maïs).
L'obligation de diversité des assolements est donc respectée.
3. Les exploitations ne respectant pas les règles décrites au1 ou au 2
doivent mettre en œuvre une couverture totale hivernale des sols soit
en implantant une culture d'hiver, une Cipan ou en réalisant un mulching.
EXEMPLE 4 : SAU = 60 ha
| dont 55 ha de sole cultivée |

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35 ha de maïs
25 ha de blé |
| dont 5 ha de prairie permanente |
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Cette exploitation ne
dispose que de 2 cultures : maïs et blé. Pour être en règle, il lui faudra
soit implanter une 3ème culture, par exemple de l'orge, représentant au minimum
3 % soit 1,65 ha. Ou alors elle devra implanter une cipan et/ou réaliser un
mulching sur les 35 ha consacrés au maïs (culture de printemps). Dans ce cas,
elle rempliera l'obligation de couverture totale hivernale des sols, le blé
étant une culture d'hiver et sera donc en règle par rapport à la mesure
diversité des assolements.
Dans la première circulaire
du ministère, cette dernière alternative consistant à avoir une couverture
totale hivernale des sols ne pouvait être mise en œuvre que lorsque la culture
principale atteignait 95 %. La FDSEA a obtenu que ce seuil de 95 % soit
enlevé.