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    Filières et produits / Lait / 2012
 
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FDSEA du Bas-Rhin

  16/02/2012
  Groupe lait FDSEA/JA : de la communication à la contractualisation

La contractualisation, la directive nitrate, la réglementation ICPE ont été les sujets abordés par Marie Thérèse Bonneau lors du groupe lait. Plus tôt, Noêlle Paolo du CNIEL avait développé la stratégie de communication autour des produits laitiers et l’enjeu que constitue la publicité.

La communication

 

Noelle Paolo (CNIEL) nous a détaillé les objectifs du CNIEL qui depuis 1973 assure trois missions principales :

  • des recherches sur la qualité du lait (valeurs nutritives, ..),
  • des indicateurs sur l’économie laitière (cotation beurre/poudre..),
  • la communication autour des produits laitiers.

Ces actions sont possibles grâce à la cotisation qui s’applique sur tout litre de lait collecté en France. La cotisation de 1,22€ les mille litres de lait assure 90% du budget  du CNIEL, qui frôle les 40 millions d’euros, le reste provenant de subventions de l’Union européenne notamment.

76% du budget est alloué à la communication, cela s’explique notamment par le coût d’une campagne publicitaire. Noelle Paolo nous a donc expliqué la perception du lait par le consommateur et les points sur lesquels insister pour fidéliser le consommateur  ou en attirer de nouveaux.

Les produits laitiers (PL) bénéficient d’une bonne image auprès des consommateurs : ainsi 8,6 Français sur 10 considèrent les PL comme essentiels dans l’alimentation. Cependant le lait a quelques détracteurs, certains le considèrent trop gras, responsable du cholestérol et d’autres le voient comme un aliment industriel produit dans d’énormes fermes. Le CNIEL assure une veille pour lutter contre ces contres vérités en visant trois cibles. Les consommateurs bien entendu mais aussi les professionnels de la santé en argumentant sur les bienfaits des protéines animales et enfin les journalistes afin qu’ils soient plus sensibilisés au mode de production et à la qualité des produits laitiers.

Autre axe de communication, les spots publicitaires dont vous vous souvenez sûrement. Les slogans  « les produits laitiers des sensations pures » ou plus récemment « les produits laitiers sont nos amis pour la vie » ont connu un large succès. Un tel spot a permis en deux ans d’augmenter de 23% la part des Français qui considère les PL comme un produit de santé.

Par la publicité et des actions de terrain sur les manifestations (salon de l’agriculture foire de Strasbourg...) le CNIEL participe, par des méthodes qui échappent parfois aux agriculteurs il faut le dire, au maintien des marchés laitiers en France mais aussi à l’international.

De la communication à la contractualisation

Après avoir découvert l’univers de la publicité les producteurs laitiers sont revenus sur un sujet qu’ils maîtrisent mieux, la contractualisation. Marie Thérèse Bonneau, Secrétaire adjointe de la FNPL, a ainsi rappelé le rôle de la FNPL dans la structuration des producteurs face aux entreprises privées. La démarche a voulu s’appuyer sur les exemples déjà aboutis en France et l’étendre à tous les producteurs. Même si le travail déjà réalisé est source de satisfaction, la route est encore longue. Des travaux sur la gestion des volumes au niveau des bassins après la fin des quotas sont en cours.

Mme Bonneau l’a répété 2012 sera l’année de la réflexion autour de la place des agriculteurs au sien des coopératives. En effet, jusqu’alors les travaux s’étaient concentrés sur les privés car grâce au mandat d’adhésion les coopérateurs bénéficient déjà d’un contrat pour l’après quota. Cependant, avec la fin de l’économie administrée dans la filière laitière, les choix stratégiques de positionnement  sur les marchés vont se révéler de plus en plus impactant pour les entreprises de transformation. C’est pourquoi la FNPL incite les coopérateurs à s’impliquer davantage dans la politique de leurs coopératives pour ne pas être de simples livreurs de lait.

La commission scientifique et technique de la FNPL que préside Mme Bonneau est au centre de nombreuses problématiques. Les enjeux environnementaux comme le projet de modification de la directive nitrate qui se révèle incohérent sous sa forme actuelle. Le rehaussement des seuils d’autorisation pour les installations classées pour l’environnement, qui devait simplifier les démarches, s’avère plus compliqué que l’ancienne version. Mme Bonneau a bon espoir que l’administration entende raison sur ce point. Ces deux dossiers illustrent parfaitement l’empressement de l’administration sur les sujets environnementaux qui amène à des incohérences alors qu’une concertation préalable peut permettre la mise en place de mesures de bon sens.

Mme Bonneau a souligné qu’outre la bataille sur les prix et les volumes qui est essentielle, la défense des intérêts agricoles sur les dossiers environnementaux et de qualité du lait est primordiale. L’objectif est de supprimer les distorsions de concurrence qui plombent les producteurs de lait français.

Une production à la hausse

Un rapide point sur la conjoncture laitière a permis de rappeler que le marché mondial se maintient à des niveaux intéressants. La dynamique des marchés a incité à la production partout dans le monde. En Alsace les laiteries affichent des progressions de collecte d’environ 5%, le froid des dernières semaines ayant quelque peu freiné la progression. Les représentants des coopératives présents ont annoncé les allocations de fin de campagne de 2%, 4% et 7% pour respectivement Unicolait, Sodiaal et Alsace lait.


Source : FDSEA du Bas-Rhin
Auteur : Yohann Lecoustey
Type de l'article : Brèves

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