L’export fait augmenter les prix
Les flux liés à l’export ont explosé depuis septembre, notamment vers la Turquie et le Maghreb, provoquant une augmentation du prix de la viande. L’augmentation du prix est plus marquée pour les jeunes bovins (JB) que pour les femelles, génisses et vaches. Celles-ci sont moins concernées par l’export. De plus, la sécheresse du printemps a induit une décapitalisation des cheptels, notamment le cheptel allaitant. Le rattrapage sera difficile.
Le GEF a été créé. Il résulte d’âpres négociations de la fédération nationale Bovine (FNB) au sein de l’interprofession. La mission du GEF est de faciliter le commerce à l’export, de trouver des marchés et de gérer les contraintes administratives inhérentes à l’exportation. Il devrait permettre d’organiser les marchés vers les pays tiers.
La contractualisation du JB avance. Deux types minimums d’indexation seront intégrés aux contrats : un tenant compte du prix du marché, l’autre des coûts de production. Les abattoirs ont besoin de contractualiser pour sécuriser leur flux, les éleveurs leurs prix de vente. Ce type de contrat est nécessaire pour maintenir l’activité de nos outils nationaux. Il permet également de sécuriser une partie des revenus des éleveurs face au danger de la volatilité des prix à l’export. Le syndicalisme appelle les éleveurs à bien étudier les contrats qui leur seront présentés avant de les signer, et d’être particulièrement attentifs au point sur le coût de production.
Risques accrus de FCO sans vaccination
Seuls 25% du cheptel est vacciné contre la FCO aujourd’hui. Le risque de résurgence est fort pour l’année à venir. Les conséquences sont importantes : la suspension des exportations pendant deux ans pour un département touché. La vaccination est nécessaire. Le syndicalisme appelle à vacciner de nouveau pour la campagne 2012.
| Le devenir de la Pac a été évoqué. Il fera surtout l’objet du Congrès annuel de la FNB qui se tiendra les 8 et 9 février 2012 à Brumath. |