Les dégâts s’invitent en Préfecture

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La FDSEA et les JA ont convié Madame Chauvin, Sous-Préfète de l’arrondissement d’Haguenau, sur des parcelles détruites par les sangliers pour lui faire part de leur exaspération face à ce problème récurrent.

Le constat est accablant

Les images parlent souvent mieux que les longs discours, c’est pourquoi les représentants FDSEA et JA de l’arrondissement d’Haguenau ont souhaité rencontrer la Sous-Préfète dans une parcelle de maïs ravagée par les sangliers.

Le constat est accablant sur la commune de Reichshoffen où la rencontre avait lieu. Les exploitants touchés témoignent : « sur les 60 hectares de maïs emblavés sur le ban communal de Reichshoffen près de 45 hectares ont été détruits ». Daniel Uhlmann, éleveur et exploitant de la parcelle témoin a expliqué à la sous Préfète que le maïs semé devait lui servir à nourrir ses vaches laitières cet hiver. Aujourd’hui bien qu’il ait ressemé une partie des zones ravagées, il est inquiet pour son stock. L'inquiétude est d’autant plus grande que les conditions météorologiques ont retardé les resemis. Comme l’expliquait Jean Georges Béné, président cantonal FDSEA de Niederbronn-les-bains, « les maïs ayant subi des dégâts pendant les fortes précipitations du mois de mai n’ont pas pu être ressemés avant début juin. Pour ces derniers, le potentiel de rendement est déjà impacté. »

« Les dégâts ont des conséquences financières importantes et causent d’autres problèmes comme le développement des adventices. Sans parler de la charge de travail supplémentaire quand il faut ressemer 1, 2 voir 3 fois les parcelles détruites » rappelle Matthieu Trautmann pour les JA.

Des tensions sur le terrain

Situé non loin des contreforts du massif des Vosges du Nord, les agriculteurs de la zone sont habitués aux dégâts de sangliers mais pas dans de telles proportions. De l’avis de tous, il s’agit de la pire année qu’ils aient connue. La situation ne peut plus durer. « On peut supporter quelques ares de dégâts mais aujourd’hui voir des parcelles détruites à 100% n’est pas tolérable, on travaille pour nourrir les hommes, pas les sangliers! » s’agace un agriculteur désabusé.

Dans ces conditions, les estimations sont de plus en plus difficiles entre des chasseurs qui cherchent à limiter le montant de la facture et des agriculteurs qui défendent leur revenu. « Entre les pluies excessives, les sangliers et les corbeaux, la crainte est que chacun se dédouane de ses responsabilités » estime Franck Sander, secrétaire général de la FDSEA.

Un constat alarmant

Jean Marc Pfrimmer, président FDSEA du canton de Haguenau a dressé le bilan désastreux des dégâts de sangliers : « en 2012 année déjà compliquée, c'était déjà plus de 300 000 euros de dégâts rien que pour l’arrondissement d’Haguenau pourtant l’un des plus petits. » Au total, les dégâts s’élevaient à 1,5 millions d’euros dans le département. Ce triste record place le Bas Rhin parmi les plus mauvais départements français malgré une surface agricole réduite. 2013 s'annonce déjà pire, fin juin la facture s’élève déjà à 1,3 millions d’euros.

Franck Sander attend une réaction rapide de l’administration. « Depuis deux ans, la situation se dégrade et pourtant aucune battue administrative n’a été effectuée en 2012 ». 30 lots sur le département causent plus d’un tiers des dégâts. Cette liste connue de tous a été présentée à la Sous-Préfète qui a assuré que la problématique était remontée directement au Préfet. Ce dernier en ferait une priorité . Une communication interviendra dans les prochaines semaines pour établir une action globale contre les dégâts de sangliers.

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