Tirer la sonnette d’alarme mais surtout les sangliers !

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Après le coup d’envoi donné dans l’arrondissement de Haguenau, la FDSEA et les JA maintiennent la pression pour relayer auprès des pouvoirs publics le ras le bol des exploitants agricoles quant à la prolifération des sangliers et l’augmentation des dégâts sur les cultures. Les responsables locaux en ont également profité pour évoquer d’autres dossiers épineux.

Les sangliers dans le viseur

La bête noire fait encore parler d’elle en 2013 et suscite de l’exaspération dans les campagnes bas-rhinoises. Les agriculteurs des arrondissements de Sélestat-Erstein et de Saverne ne sont pas épargnés par les dégâts occasionnés tant sur terres labourables que sur prairies par les sangliers. Le montant des  dégâts estimés en 2012 pour l’ensemble de ces deux arrondissements s’élevait à près de 695000 euros. Madame Marie-Christine Bernard-Gelabert, sous préfète de Sélestat, et Monsieur Bernard Breyton, sous préfet de Saverne ont bien compris les messages pour le moins clairs et fermes de la profession agricole. « Concrètement, il faut ordonner des battues administratives dans les points noirs identifiés »

demande Patrick Bastian, président cantonal FDSEA de Marmoutier, et d’ajouter « des battues pour limiter la population, c’est bien encore faut-il qu’elles soient suivies d’effet ! ». Gilles Mertz, responsable cantonal des JA de Marckolsheim et du dossier chasse chez les JA, enfonce le clou en pointant du doigt la chasse d’élevage ; « c’est purement intolérable ! Stop ! On veut pouvoir tirer des revenus de nos cultures alors tirez les sangliers». Patrick Dietrich, président cantonal FDSEA pour l’Alsace Bossue, résume ainsi la problématique : « les dégâts de sangliers, c’est à la fois une perte d’argent, une perte de temps pour l’agriculteur qui doit parfois ressemer jusqu’à 4 fois une même parcelle, et une perte de surface pour le pâturage.Ca fait beaucoup, la coupe est pleine !»

Les sous préfets mesurent l’ampleur de la situation. Ils pointent personnellement l’attitude passive des chasseurs sur certains lots de chasse à forte densité de sangliers alors même que le tir de nuit est autorisé pour justement réguler cette population. Monsieur Breyton constate que « les locataires de chasse semblent oublier qu’outre des droits, ils ont également des devoirs, celui de régulation en est un ! » Ce dernier évoque également le renouvellement des adjudications en 2014 et souhaite vivement que « des contraintes fortes soient expressément prévues dans les cahiers des charges particulièrement pour les secteurs où les dégâts explosent. Evidemment, il faudra que ces dispositions soient conformes au droit local. Nous ne pourrons pas aller au-delà de ce que la loi nous autorise ».

2 bêtes noires dans le viseur

La colère est d’autant plus grande, qu’il n’y a pas une bête noire, mais deux bêtes noires qui ravagent les cultures! Le corbeau est bel et bien en ligne de mire ! Patrick Bastian, interpelle le sous-préfet de Saverne sur ce point en dénonçant l’aggravation des dégâts par ce nuisible ! Une seule solution efficace, selon lui, le tir dans les nids. « C’est la seule façon de limiter la population et in fine les dégâts ». Sur l’arrondissement de Sélestat, Gérard Lorber, propose une autre alternative, utilisée par les agriculteurs d’Outre-Rhin mais interdite en France. « Pourquoi ne peut-on pas protéger nos cultures par le biais d’un enrobage répulsif des semences ? » La traversée du Rhin ne décourage pas les volatiles qui semblent très bien s’acclimater à leur terre d’asile et sur laquelle ils trouvent de quoi se rassasier à volonté. Dans la mesure où l’Europe existe, il faudrait une convergence entre les Etats membres en matière d’autorisation de mise sur le marché d’enrobages répulsifs.

Les responsables professionnels demandent que cette problématique de dégâts aux cultures causés par les sangliers ou les corbeaux, soit prise au sérieux par les autorités publiques et que le Préfet acte des mesures en conséquence pour réduire ces populations.

Halte aux chardons

Le constat est unanime. Les bords de route sont envahis de chardons et les semences de ces derniers s’envolent dans les parcelles voisines. Il est urgent que les collectivités locales procèdent au fauchage de ces zones. Dominique Kretz, président cantonal FDSEA d’Erstein expose ainsi la situation sur le terrain à la sous préfète : « comment voulez-vous expliquer aux exploitants qu’ils peuvent être pénalisés au titre des BCAE s’ils ne respectent pas les mesures de lutte contre les chardons dans leurs cultures, et voire leurs aides PAC réduites, alors même que ces chardons proviennent d’un bord de route non entretenu ? Il faut que chacun prenne ses responsabilités quant à l’entretien des bords de route. » Madame Bernard-Gelabert a pris note des revendications sur le sujet et va étudier la possibilité de l’établissement d’un arrêté préfectoral prescrivant la destruction des chardons pour le département du Bas-Rhin. En effet, des arrêtés existent dans d’autres départements pour éviter une telle invasion des chardons dans les cultures et cela porte ses fruits.

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