Un pas en avant, deux en arrière !

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Un pas en avant, deux en arrière !

Après une année 2011 catastrophique au niveau commercial, 2012 est l’année de l’amélioration. La situation est loin d’être rose pour autant : distorsions de concurrence de plus en plus élevé, le gouvernement qui revient sur certains engagements sur le coût du travail, taxe poids lourds. La situation reste complexe, surtout lorsqu’on prend l’initiative de traverser le Rhin pour voir ce qui se passe là-bas.

La situation est loin d’être rose

L’année 2012 a mieux démarré que 2011 malgré une météo capricieuse. Le gel de février et les nuits de gel d’avril et mai ont mis à mal plusieurs productions de légumes d’hiver, mais ont aussi impacté fortement certains arboriculteurs du département. Tout de suite, le syndicalisme avec l’appui technique de la chambre d’agriculture s’est mis en ordre de marche pour demander la reconnaissance en calamités agricoles pour les producteurs les plus touchés. Les dossiers retenus ont été payés dernièrement.

Cette météo aléatoire était au final une bonne chose pour assainir les marchés, les distributeurs étaient demandeurs de produits régionaux qui n’étaient pas disponibles. Les prix ont pourtant eux beaucoup de mal à décoller, les acheteurs ayant était trop longtemps habitués à acheter à des prix trop bas !

Améliorer la compétitivité des producteurs de fruits et légumes

Le dossier du coup du travail évolue lentement, cependant nous en entendons de plus en plus parler, nos ministres s’y intéressent et sont conscients de la problématique. La problématique n’est pas que franco française, mais Européenne. Dans plusieurs pays européens, en Espagne, Italie, mais aussi en Allemagne, de graves problèmes sociaux existent. Des salariés étrangers sont rendus au statut d’esclave, tout cela pour produire moins cher, toujours moins cher. Il faut maintenant se tourner vers une solution plus globale avec une harmonisation juridique et sociale européenne !

l’abandon de la mesure sur les travailleurs permanents en agriculture est un véritable Hold Up

Concernant le coût du travail, l’abandon de la mesure sur les travailleurs permanents en agriculture est un véritable Hold Up. Cette mesure obtenue en 2011, qui aurait due s’appliquer en 2012 était entièrement financée et ne coûtait rien à l’état. En cette période difficile pour les budgets cela partait donc particulièrement bien. Cependant, suite au changement de gouvernement, le ministre de l’agriculture a préféré utiliser l’enveloppe de 210 millions à d’autres fins que de les allouer aux producteurs. Pour l’Alsace, ce sont ainsi 3.5 millions d’euros de manque à gagner.

La FRSEA s’est également battue contre les modifications budgétaires qu’a apporté le projet de loi de finances 2013 et qui marquent un réel retour en arrière sur les réductions de charges sur les travailleurs occasionnels. Le bilan pour les producteurs est un surcoût mensuel de 45 euros par mois et par salarié. Nous n’avons pas été entendu.

Des avancées dans le bon sens ont cependant eu lieu en 2012, avec la mise en place du crédit d’impôt compétitivité emploi par le gouvernement. Ce seront 4% en 2013 et 6 % en 2014 de la masse salariale globale de l’entreprise qui seront remboursés à l’exploitant. Il est cependant regrettable que ce crédit d’impôt ne soit pas plus orienté vers les branches d’activités de production.

Alerter les pouvoirs publics, les politiques et les citoyens

La section fruits et légumes de la FRSEA s’est mobilisée toute l’année avec en tête son président Denis Digel pour alerter, communiquer et informer le plus grand nombre, et surtout les décideurs, de la situation dans laquelle étaient les producteurs.

sensibiliser aux difficultés et problématiques que rencontre la filière alsacienne

En avril, un éditorial dans l’Est agricole et viticole appelait les producteurs à ne pas brader leurs produits, pour que collectivement, les prix augmentent. En août, un courrier adressé aux principaux acheteurs régionaux dénonçait la situation dans laquelle se trouvaient les marchés : les cours étaient élevés, permettant ainsi de placer des produits alsaciens. Pourtant, les distributeurs n’ont pas joué le jeu, mettant en avant des produits étrangers vendus au même prix que les produits alsaciens. Pour Denis Digel, « il était important de dénoncer cette situation, les distributeurs oublient trop vite leurs promesses ! Nous disposons dans ce département d’une interprofession unique et enviée dans le reste de la France. Il faut en profiter et l’exploiter au maximum pour défendre nos prix. Cela fait trop longtemps que les prix de nos fruits et légumes sont trop bas par rapport au reste des ingrédients qui composent un repas ! Sans prix rémunérateurs, pas de revenu. »

Plus généralement, plusieurs rencontres et échanges ont eu lieu avec les parlementaires et le nouveau préfet pour les sensibiliser aux difficultés et problématiques que rencontre la filière alsacienne des producteurs de fruits et légumes.

Pour aller plus loin, plusieurs actions syndicales ont eu lieu, comme la manifestation à Paris contre la modification des dispositifs de réduction de charges, mais aussi la grande manifestation de Strasbourg, qui nous a permis de défendre la compétitivité de nos exploitations diversifiées.

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