Congrès Légumes de France : mécontentement des producteurs

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Stéphane Le Foll n’est pas venu au congrès de Légumes de France. Dans un contexte économique plutôt tendu, les producteurs ont montré leur mécontentement.

En effet, un million d’euros a été repris au centre technique interprofessionnel des légumes (CTIFL)

C’est avec déception que Jacques Rouchaussé, le président de Légumes de France a accueilli le représentant du ministre de l’Agriculture, Julien Turenne, sous-directeur à la Direction générale des politiques agricoles, agroalimentaires et des territoires (DGPAAT). Les doléances étaient nombreuses lors du Congrès de Légumes de France les 6 et 7 novembre à Paris. Premier sujet épineux : la recherche et l’expérimentation. En effet, un million d’euros a été repris au centre technique interprofessionnel des légumes (CTIFL). « Ce million dérobé, affectons-le à la recherche et à l’expérimentation des Légumes et des fruits », lance Jacques Rouchaussé avant d’ajouter : « nous n’avons pas attendu le grenelle de l’environnement pour produire mieux. En 2007 nous avons créé le premier groupement d’intérêt scientifique, le GIS PICLEG ».

CICE

Pour Jacques Rouchaussé, le CICE « n’est pas à la hauteur des distorsions » que les producteurs de Légumes subissent en France.  Les entreprises légumières vont bénéficier du CICE à hauteur de 4 % en 2014 et 6 % en 2015. Or, « pour être à la hauteur de l’Allemagne, ce n’est pas 4 % mais 50 % de crédit d’impôt qu’il nous faudrait pour compenser le différentiel. » De plus, les coopératives ne devraient pas bénéficier du CICE. Un point qu’a souligné Xavier Beulin lors de son intervention au congrès le 7 novembre: « Il est clair, qu’aujourd’hui, la coopération ne pourra pas bénéficier du CICE ce qui est complètement anormal quand je vois que la grande distribution va bénéficier de 3 millions d’euros de gain sur le CICE et qu'implicitement c’est plutôt les  fournisseurs de cette grande distribution qui vont être les contributeurs de ce CICE, ça ne peut pas marcher. » « Nous allons demander à discuter de ce sujet dès aujourd’hui. Nous sommes parfaitement en phase avec Coop de France sur ce point », a-t-il ajouté. Le représentant du ministre de l’Agriculture a rappelé que  « pour 2014, l’allègement de charges cumulé du TODE et CICE représenteront 850 millions d’euros » mais pour Denis Digel, secrétaire général de Légume de France ce n’est pas suffisant « il faut pousser les politiques pour obtenir un véritable accord sur la convergence sociale européenne pour limiter le dumping social ».

FMSE : création d’une section légumes

Une section légumes du Fonds de mutualisation des risques sanitaires et environnementaux en agriculture (FMSE) va être créée en janvier, a annoncé Jacques Rouchaussé. « Nos entreprises légumières doivent pouvoir épargner et défiscaliser une partie des revenus des bonnes années, afin de compenser les plus mauvaises, la DPA est une bonne mesure à amplifier et nous devons la rendre beaucoup plus opérationnelle », souligne-t-il. L’enveloppe de 100 millions d’euros consacrée à l’assurance récolte et au FMSE à partir de 2015 sera bien mise en place, selon Julien Turenne. « Il faut définir des contrats spécifiques à la filière légumes pour l’assurance récolte, ce qui suppose une concertation en amont des assureurs et des producteurs », explique-t-il. Dans ce cadre, la DGPAAT organisera un groupe de travail à cet effet. Pour le FMSE, des réunions « pourront être programmées pour étudier les propositions de la profession », a assuré le représentant du ministère.

Protection des cultures

Autre sujet délicat, la protection des cultures. Depuis plusieurs années, Légumes de France se mobilise pour obtenir des dérogations et favoriser les nouvelles autorisations de mise sur le marché. Un seul objectif, limiter les impasses techniques. Là encore des distorsions existent avec nos voisins et principaux concurrents, qui peuvent utiliser des produits qui ne sont pas ou plus autorisés en France. Pour Jacques Rouchaussé, Président de légumes de France « la sortie du catalogue des usages a été repoussée deux fois, ce catalogue est prêt, qu’attend le gouvernement pour le sortir du placard ? ». Pour Xavier Beulin « il faut aller vers des réglementations européennes et cesser le zèle franco-français »

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