FNPF : des producteurs mécontents

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Le traditionnel congrès des producteurs de fruits s’est déroulé à Lyon les 30 et 31 janvier. L’absence du ministre de l’Agriculture n’a pas plu aux producteurs. Mais deux nouvelles avancées pour les fruits ont tout de même été soulignées : la création de la section fruits du FMSE et un partenariat entre Labeliance et la FNPF.

« La filière fruits est oubliée par le ministre de l’Agriculture »

« La filière fruits est oubliée par le ministre de l’Agriculture ». Luc Barbier, le président de la Fédération nationale des producteurs de fruits (FNPF) affiche son mécontentement lors du discours de clôture de la Fédération à Lyon le 31 janvier. Pour appuyer son propos, il a même renversé le protocole en faisant son discours après la représentante du ministère de l’Agriculture, Christine Avelin (1), venue en remplacement de Stéphane Le Foll. A noter que le ministre de l’Agriculture ne s’est déplacé ni pour le congrès des producteurs de légumes, ni pour celui des producteurs de fruits. La filière fruits ne se porte pas très bien, a constaté Luc Barbier : « les volumes sortis des exploitations ne sont pas à la hauteur des espérances. En 10 ans, nous avons perdu 50 % de nos productions. La pêche nectarine est même passée sous la barre des 200 000 tonnes ». Un nouveau budget devrait tout de même venir embellir l’avenir des fruits. Jusqu’à présent, FranceAgriMer aidait à la rénovation des vergers à hauteur de 4,3 millions d’euros. Cette somme pourrait être doublée par le biais des régions qui utiliseront le Fonds européen pour le développement rural (Feader).

Labeliance et FMSE 

Lors du congrès de la FNPF, un accord a été signé entre les producteurs de fruits et Labeliance, fonds lancé officiellement le 29 janvier 2014. Qu’est-ce que Labeliance ? C'est une société d'investissement dédiée à tous types de projets agricoles et qui pourrait être notamment adaptée aux fruits. Son objectif est d'assurer la relève générationnelle, d’accompagner à l'agrandissement des exploitations, faire face à l'augmentation du prix des terres et enfin favoriser la modernisation et la diversification des exploitations. L’objectif de levée de fonds est de 20 millions d’euros. Autre annonce : la caisse de solidarité des producteurs de fruits est devenue, le 18 janvier 2014, la section fruits du Fonds national agricole de mutualisation sanitaire et environnementale (FMSE). Quatre programmes d’indemnisation sont déjà ouverts pour la sharka (plum pox virus), l’enroulement chlorotique de l’abricotier (ECA), le feu bactérien pommier/poirier et le cynips du châtaignier (pertes de rendement). Pour rappel, le FMSE est un fonds qui permet d’indemniser les pertes subies par les agriculteurs lors d’incidents sanitaires ou environnementaux. A ce jour, quatre sections spécialisées sont opérationnelles : maïs, plants de pommes de terre, porcs et fruits.  

CICE et loi d’Avenir 

Concernant le Crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE) qui devrait bénéficier aux producteurs de fruits, Luc Barbier reste insatisfait : « quand je regarde aujourd’hui l’augmentation du Smic, les nouvelles cotisations et que je fais un rapide calcul, nous pouvons constater que les 4 % du CICE qui s’appuient sur la masse salariale de 2013 vont intégralement s’appliquer sur nos salariés. » Sur la loi d’Avenir, le président des producteurs de fruits aurait aimé un volet social permettant de sécuriser leur travail.  De manière générale, Luc Barbier fustige le « produire autrement » voulu par Stéphane Le Foll : « le ministre de l’Agriculture parle de produire autrement. C’est quoi produire autrement ? C’est ce qui a été fait il y a 50 ans ? Nous ne voulons pas revenir à ces systèmes de production. Nous devons être fiers de notre travail ! ». Ces propos seront salués par des applaudissements. 

(1) Christine Avelin est conseillère technique en charge des filières végétales.

Des formations pour les producteurs de fruits 

Le fonds de formation Vivea a mis en place des formations spécifiques pour les producteurs de fruits. Christiane Lambert, la présidente de Vivea, est venue les présenter au congrès de la Fédération nationale des producteurs de fruits (FNPF), le 31 janvier : "La concurrence internationale est très forte, l'attente des consommateurs varie énormément, le poids de la grande distribution est de plus en plus lourd... La formation est nécessaire pour rester dans le coup. Le secteur des fruits rencontre des problèmes de compétitivité économique et de gestion de ressources humaines."  Pour construire un programme de formation adapté, des expériences ont été menées dans trois régions : Limousin, Languedoc-Roussillon et Drôme-Ardèche. Deux formations sont désormais proposées au niveau national. La première s'intitule " maîtriser son coût de production et son coût de revient." La deuxième, plus technique, s'adresse aux producteurs qui maîtrisent déjà leur coût. Elle permet une formation à l'analyse technico-économique et un outillage pour une aide aux choix stratégiques. Le dispositif de formation est prêt, il reste maintenant à le déployer sur le territoire. Dans ce cadre, les producteurs de fruits sont invités à se tourner vers leurs organisations pour faire leur demande. " Vivea attend les professionnels", lance Christiane Lambert. Pour plus d'informations : www.vivea.fr, rubrique "choisir une formation".

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