AG FRSEA section Fruits et Légumes : la route est longue, mais on avance !

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Début Janvier la FRSEA dénonçait le jugement d’un producteur de fraises allemand installé en France mais qui continuait à appliquer la réglementation du travail allemande. Ses salariés polonais étaient sous payés et logés dans des conditions exécrables. La justice lui avait presque donné raison en ne lui infligeant qu’une amende modique pour le gain qu’il a pu réaliser. Mais sous la pression du monde agricole, ce producteur a tout de même fini par retourner ses 20 ha de fraises. Une bonne nouvelle pour les producteurs !

Réduire les distorsions de concurrence avec nos principaux concurrents

La problématique principale en production de fruits ou de légumes est  un manque de compétitivité par rapport aux principaux concurrents sur les marchés. Ce déficit de compétitivité s’explique en partie par le coût de la main d’œuvre, plus important en France qu’ailleurs, mais aussi par tous les autres textes et réglementations franco françaises qui viennent prendre à la gorge les producteurs.

Ainsi tout au long de l’année la FRSEA Alsace a rappelé au Gouvernement les engagements qu’il avait pris en faveur de la compétitivité «  choc de compétitivité, réformes structurelles de grande envergure. » Il est pourtant resté muet et la situation n’a guère avancé !

Lors de la conférence sociale au mois de juin plusieurs représentants du monde agricole sont intervenus, Denis Digel et Joseph Lechner en ont fait partie. Ce fut l’occasion de mettre en avant les atouts de la filière fruits et légumes dans l’économie nationale, mais aussi en terme d’emploi et de solliciter des actions fortes de la part du Gouvernement.

Car oui nos dirigeants sont capables d’agir, dans d’autres domaines ils ont su le faire en favorisant les panneaux solaires européens par rapport aux chinois. Pourquoi ne pas faire la même chose sur les denrées alimentaires et spécialement les fruits et légumes ? Les rémunérations marocaines sont loin des standards européens !

Il ne faut cependant pas noircir le tableau, des avancées existent, les réductions de charges représentent en 2014: 1€ /h sur les travailleurs saisonniers et 0.6€/h sur les permanents. Ce n’est pas suffisant, mais pas négligeable. Notre demande est simple, et est la même depuis toujours : nous vendons sur un marché unique, il faut que les conditions sociales soient elles aussi uniques en Europe. Une convergence sociale est indispensable !

La nouvelle coalition allemande a acté un salaire minimum allemand. C’est prometteur sur le long terme, la dynamique est lancée. La mise en place du CICE va elle aussi dans le bon sens, même si cette mesure est devenue comme tant d’autres, un monstre administratif. Les discussions sont en cours sur la mise en place d’une nouvelle assiette pour les cotisations sociales et faire évoluer le CICE vers une TVA dite « emploi ». Nous veillerons à ce que les intérêts des producteurs soient défendus !

Autre poste qui pourrait à l’avenir grever la compétitivité des exploitants, l’écotaxe. Cette taxe à l’origine alsacienne a fait couler beaucoup d’encre en 2013. La FRSEA a poursuivi ses actions démarrées en 2012 pour une exonération des produits agricoles ou au moins sur le transport des produits locaux. Ainsi plusieurs actions ont eu lieu, la plus importante étant l’affichage des affiches « L’écotaxe tue les produits agricoles d’Alsace ». Ces affiches avaient pour but d’alerter la population sur les réels effets de l’écotaxe : déstabiliser fortement les producteurs locaux alors que les denrées venues de loin le seront à peine. Plusieurs rencontres ont également eu lieu, la dernière en date avec Philippe Bies, membre de la commission d'enquête parlementaire sur l'écotaxe. Une visite qui aura au moins eu le mérite d’expliquer au député la réalité du fonctionnement de cette taxe…

La section fruits et légumes de la FRSEA s’est mobilisée toute l’année pour communiquer et informer le plus grand nombre, et surtout les décideurs, de la situation dans laquelle étaient les producteurs.

Il ne faut cependant pas oublier le maillon le plus important de la chaîne, nos principaux clients.  En effet les distributeurs oublient trop vite leurs promesses ! C’est pour cette raison que la FRSEA a rencontrée plusieurs fois ces mêmes distributeurs, avec les services de l’Etat parfois, pour dénoncer leurs pratiques et pour qu’ils mettent réellement les produits locaux en avant dans leurs rayons.

Nous disposons dans ce département d’une interprofession unique et enviée dans le reste de la France. Gage au syndicalisme de transformer l’essai et de parvenir à traduire cet engouement en bonus sur les prix d’achat! La FRSEA s’y emploie ardûment !

Gagner la bataille contre la distribution passe également par la structuration de l’offre, Denis Digel a ainsi souligné « l’excellente initiative de certains producteurs de pommes qui se sont regroupés pour stocker et conditionner leur production »

Arboriculteur : la Sharka mieux indemnisée

Cette année les producteurs ont décidés de mettre en place une caisse de solidarité pour financer la prospection des vergers alsaciens. Cette caisse est alimenté par des cotisations payées par les producteurs de fruits a noyau et au travers des grossistes, ainsi qu’une part de cofinancement de l’état. Pour la première année cette caisse rassemble une grande partie de la production au travers des cotisation personnelles ou des cotisations transmises par les grossistes. Cependant pour l’avenir de la filière il est important que le plus grand nombre, producteurs ou  grossistes, adhèrent à cette démarche.

Suite à la mise en place du FMSE (Fonds national agricole de mutualisation sanitaire et environnementale) une section commune de ce FMSE couvre les risques transversaux (nématodes impliquant la mise en place de jachère noire par exemple). Cette section commune est alimentée par une cotisation obligatoire prélevée sur chaque exploitation au travers de la MSA (20 euros par exploitation). Des sections spécialisées couvrant les risques spécifiques à une production ont également été mises en place. C’est le cas de l’arboriculture qui a mis en place un mécanisme d’indemnisation des pertes liées à la Sharka. Cette caisse sera alimentée en partie par les producteurs (35%) le complément étant versé par l’Etat. L’objectif étant de disposer d’une enveloppe financière suffisante pour pouvoir soutenir au mieux les producteurs obligés d’arracher des arbres et qui perdent une partie de leur revenu sur le long terme vu le caractère pérenne de la culture.

Producteurs, maintenez vous informés !

Les producteurs de fruits mais aussi de légumes proposent chacun des lettres d’informations hebdomadaires qui regroupent l’actualité technique, économique, syndicale et politique

« Direct légumes », la lettre d’information hebdomadaire de la Fédération des  Producteurs de Légumes de France est plus étoffée et a récemment fait l’objet d’une attention toute particulière pour qu’elle réponde au mieux aux besoins des producteurs. Cette lettre fait 8 pages et est diffusée par mail. Cet outil d’information et de veille, permet d’anticiper les évolutions de l’environnement dans lequel progressent les exploitations.

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