Filière bovine: des trésoreries dans le rouge!

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La fédération nationale bovine a engagé des contacts avec les banques de façon à interpeller les responsables de ces établissements sur les difficultés croissantes de trésorerie des exploitants bovins-viande, et proposer qu'une action spécifique soit menée (détection, mesures spécifiques pour alléger la pression des charges). Un relais au niveau départemental a été assuré dans le Bas-Rhin pour contacter les partenaires financiers. Pour l'heure, le Crédit Agricole et le Crédit Mutuel ont répondu présents pour une rencontre avec les responsables FDSEA et JA du département.

Les responsables de la filière bovine de la FDSEA et des JA ont rencontré leurs interlocuteurs du Crédit Agricole et du Crédit Mutuel, afin de les alerter sur les difficultés de trésorerie rencontrées par les éleveurs bovins. La réalité des difficultés actuelles des producteurs de la filière viande bovine est parfaitement appréhendée par les interlocuteurs bancaires régionaux. Chacun a la volonté d’accompagner ses clients à surmonter cette crise. L'objectif est de repérer au plus tôt les difficultés économiques et de proposer des solutions adaptées aux situations de chaque exploitant. Pour cela, il est indispensable que chaque éleveur conscient de difficultés anticipe et prenne contact avec son partenaire financier pour échanger sur la gestion de son exploitation, et trouver la solution adaptée à sa situation.

Une situation tendue pour les éleveurs

Si la situation des éleveurs est complexe. Cela s'explique par un contexte particulier. L'an dernier, l'embargo russe a impacté l'export de bovins européens, notamment polonais. Les bovins qui n'ont pu être exportés vers la Russie sont revenus sur le marché de l'Union européenne. La conjoncture économique morose et une moindre consommation de viandeen Italie ont entraîné une diminution, une baisse d'activité d'export vers cette destination. Néanmoins, le statut de la France en termes d'ESB étant désormais considéré comme négligeable, cela permettra de se positionner vers de nouveaux débouchés pour l'export, notamment en Asie, et plus particulièrement en Chine et Malaisie.

Malgré la baisse des prix des céréales, le coût de production n'a que très peu diminué. En effet, le prix des protéines reste stable, voire tend à augmenter. Néanmoins, de nouveaux marchés se sont ouverts pour les broutards depuis début 2015. En effet, depuis le début de l'année, près de 25 000 broutards légers ont été exportés vers la Turquie. Sans exportations plus conséquentes permettant de tirer le prix de la viande vers le haut, l'année en cours s'annonce du même acabit que 2014. La filière travaille sur de nouveaux accords interprofessionnels sur la qualité de la viande et la transparence (pesée classement marquage) afin d'offrir des perspectives positives aux éleveurs.

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