Mieux comprendre les nouvelles aides bovines

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Mardi 24 mars, les éleveurs bovins allaitants et engraisseurs se sont retrouvés à Pfettisheim pour faire le point sur les nouvelles aides aux bovins allaitants, et revenir ensemble sur la conjoncture et la situation de leur filière.

La télédéclaration pour les aides bovines est ouverte sur TéléPac depuis le 1er mars et fermera le 15 mai, comme les années précédentes. Près d'un mois après l'ouverture de la demande d'aide, cette soirée du 24 mars a été l'occasion de faire le point et de tenter de répondre aux interrogations des éleveurs. L'aide aux bovins allaitants (ABA) vient remplacer la PMTVA. Les règles pour bénéficier de l'aide ont quelque peu évolué, comme l'a rappelé Isabelle Muquet, adjointe au chef de service agriculture de la DDT du Bas-Rhin.

Pour bénéficier de l'ABA, un éleveur doit détenir au moins 10 vaches allaitantes, et non plus trois comme par le passé. Les génisses ne sont plus comptabilisées dans les effectifs primables comme cela était le cas auparavant, dans la limite de 40 %. Elles ne peuvent servir que pour le remplacement des vaches pendant la période de détention obligatoire (PDO), dans la limite de 30 % des effectifs. Les génisses ne pourront être prises en compte dans l'effectif primable que si le détenteur est un nouveau producteur, à savoir nouvel installé ou nouvel atelier. Dans ce cas-là, pendant les 3 premières années, 20 % des génisses pourront être comptabilisées dans les effectifs primables.

Les références pour chaque éleveur ont été déterminées en 2013. Le nombre maximum de vaches détenues à ces deux dates donne la référence du détenteur. À l'automne 2015, les détenteurs seront informés de leurs références provisoires. Il s'agira ensuite de vérifier que le nombre total de références permet de couvrir les références provisoires. Les références définitives de 2015 seront normalement connues par chaque demandeur le 1er décembre, au moment du paiement. Un éleveur qui détenait un troupeau allaitant en 2013, mais ne détenait aucun droit PMTVA, se verra attribuer une référence pour l'ABA en fonction du nombre de vaches détenues. Il devra faire une demande en 2015 pour bénéficier de l'aide. Comme le rappelle Mme Muquet, « si un éleveur demande plusieurs aides bovines - ce peut être également l'aide au veau sous la mère ou l'aide à la vache laitière - il doit le faire simultanément. En effet, une seule demande d'aide bovine peut être faite, et elle n'est pas modifiable après validation ».

Une situation difficile

Comme le souligne Dominique Daul, l'afflux massif de vaches laitières fin 2014 a perturbé le marché. Selon les mois, cela représente 10 à 25 % d'animaux supplémentaires par rapport à la même période l'année précédente. L'embargo russe a amplifié le phénomène pour les vaches polonaises. De même, l'arrêt temporaire de l'abattage rituel en Pologne pendant plusieurs mois leur a fermé les portes d'un certain nombre de marchés. Les animaux étaient alors basculés sur le marché européen. Malgré tout, des marchés à l'export s'entrouvrent. La Turquie par exemple, importe des broutards légers (inférieurs à 300 kg). Un travail au travers de la commission export d'Interbev est également mené pour développer les marchés japonais, malaisien et chinois. En revanche, les exports de broutards vers l'Italie ont tendance à ralentir. 

La consommation de viande, même si elle tend à diminuer légèrement par individu et par an, se maintient au travers de l'accroissement de la population. L'interprofession travaille quant à elle à améliorer la qualité de la viande, avec pour objectif la signature d'un accord interprofessionnel d'ici fin 2015, qui viserait à exclure du piécé les animaux classés P, dont l'état d'engraissement est insuffisant (1 et 2). « Nous ne pouvons nous permettre de mettre en avant "Viande de France" avec des animaux de moindre qualité gustative si nous voulons encourager le consommateur à consommer notre viande. Cela nous amènera certainement à revoir certaines de nos pratiques », rappelle Dominique Daul. Par ailleurs, face aux difficultés de trésoreries des éleveurs, une démarche nationale a été entamée auprès des partenaires bancaires. Le relais est pris en région mi-avril avec la programmation de rencontres avec le Crédit Agricole et le Crédit Mutuel, afin de trouver les solutions pour aider les éleveurs à passer ce cap difficile.

Exemples pour l'ABA:

Exemple A
Un éleveur détenait 4 vaches allaitantes (VA) en 2013. Il en possède 11 en 2015. Il pourra bénéficier du paiement de 4 références au titre de l'ABA en 2015. Le paiement est basé sur sa référence 2013. S'il veut acquérir de nouvelles références, il devra en faire la demande en remplissant le formulaire « Formulaire et notice pour une demande d'attribution de références à partir de la réserve » et en le retournant le 15 mai au plus tard à la DDT. Ce formulaire n'est pas encore téléchargeable.

Exemple B
Un éleveur détient 15 VA en 2013, il a donc une référence de 15. En 2015, il ne détient que 9 VA. Il ne recevra aucun versement au titre de l'ABA, car il est en dessous du seuil des 10 animaux à détenir. Si en 2016, il en détient 12, il recevra une aide au titre de l'ABA pour les 12 animaux détenus. Si les références ne sont pas activées pendant deux ans, elles repartent à la réserve.

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