Bovins/ Les banques à l’écoute de la filière 1

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Initiée en 2011, la rencontre entre la section bovine de la FDSEA et les deux principales banques partenaires est une occasion annuelle de faire le point sur la conjoncture de la filière viande bovine et échanger sur tous les aspects de la filière. Celle avec le Crédit Mutuel a eu lieu en ce tout début d’année.

le prix reste un élément majeur pour permettre le maintien dans de bonnes conditions de toutes les maillons de la filière

Le président de la section bovine de la FDSEA du Bas-Rhin, Dominique Daul, a rencontré Peggy Meinharth, responsable du marché agricole ainsi que Thierry Burcklen, chargé des engagements afin d’échanger sur la filière viande et des mutations en cours.

Une conjoncture particulière

Dominique Daul a présenté les points clés du marché et de la filière bovine. Le niveau d’abattage est bas en France, avec une diminution de 6% en 2013 par rapport à 2012. Le disponible en broutards était limité par la décapitalisation en vaches allaitantes de 2011-2012 (moins 200.000 vaches en 18 mois). Les cours des JB ont été en 2013 équivalents à ceux de 2012. Mais la différence majeure se situe dans le prix d’achat des broutards bien plus élevé en 2012 qu’en 2011 et un indice de coût de production qui reste élevé, conduisant à une année difficile pour 2013. L’Italie est moins demandeuse en broutard depuis plusieurs mois, jouant ainsi sur l’offre et la demande.

Des mutations liées à la nouvelle Pac

A l’issue de la présentation des changements qui interviendront à l’issue de la mise en place de la nouvelle Pac à compter de 2015, il apparaît que, comme pour les autres filières régionales, le prix reste un élément majeur pour permettre le maintien dans de bonnes conditions de toutes les maillons de la filière.

En effet avec une enveloppe de 10 millions d’euros allouée à l’engraissement, Dominique Daul insiste sur l’importance d’en faire bon usage afin de soutenir la filière dans son ensemble. « Il est plus judicieux pour la filière de mettre en place des contrats et une caisse de sécurisation avec l’aide de cette enveloppe plutôt que donner 10€ par JB vendu. Cette dernière option ne soutiendrait pas l’engraissement ». Par ailleurs, Dominique Daul le martèle, « même si effectivement le volume financier global alloué à la PMTVA n’a pas été significativement réduit, il faudra désormais primer toutes les vaches, à savoir 4,2 millions de vaches allaitantes à partir de 2015 alors que seules 3,7 millions sont primées aujourd’hui. » Primer les vaches qui ne l’étaient pas est une bonne chose, mais il faut rester vigilant sur le montant définitif de la PMTVA.

Satisfaits de cet échange, Peggy Meinharth et Thierry Burcklen ont apprécié de « mieux appréhender à partir d’exemple chiffrés les conséquence de la nouvelle Pac sur les différents cas type d’exploitations alsaciennes », mais surtoutde « toujoursrester proches des réalités du terrain ».

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