La section bovine de la FDSEA rencontre les banque

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Initiée l’an dernier, la rencontre entre la section bovine de la FDSEA et le crédit agricole Alsace Vosges a eu lieu fin janvier. Une occasion pour faire le point sur la conjoncture de la viande bovine et échanger sur tous les aspects de la filière.

Echanger pour mieux travailler ensemble

Le président de la section bovine de la FDSEA du Bas-Rhin, Dominique Daul, a rencontré les responsables du marché agricole du crédit agricole afin d’échanger sur la filière viande.

Une conjoncture particulière

Dominique Daul a présenté les points clés du marché du broutard, occasion d’expliquer la dépendance du marché national par rapport à celui de l’Italie. En effet, 85% des broutards français sont exportés vers l’Italie qui est soumis aux même contraintes que la France : concurrence avec la méthanisation et de productions végétales, directive nitrates. Le marché des jeunes bovins a lui aussi été décortiqué. Peu consommé en France à l’exception du quart nord-est, son cours est très dépendant des exportations, notamment vers pays tiers et plus particulièrement vers la Turquie. Une conjoncture telle que de nombreuses incertitudes demeurent pour cette année qui démarre ; les engraisseurs alsaciens ont acheté des broutards à 150€ plus chers qu’en 2011 avec une dégradation de leurs coûts de production sans garantie de prix 2013 lors de la sortie de leurs animaux en 2013. Une revalorisation du prix des jeunes bovins est donc indispensable pour maintenir une rentabilité dans ce secteur.

Un état des lieux de la filière

La filière dans son ensemble a occupé le centre des échanges. L’origine des viandes consommées a été rappelée. En Europe, 65% de la viande bovine provient de l’élevage laitier et 35% de l’élevage allaitant, tandis qu’en France ces pourcentages représentent 50% de chaque catégorie. La production française en viande bovine ne couvre que 75% de la consommation nationale. Les perspectives de consommation de viande telles qu’elles se présentent aujourd’hui au niveau mondial sont exceptionnelles : entre 2010 et 2019, les prévisions de croissance de consommation de viande bovine sont estimées à 14%. Voilà de quoi se réjouir pour les éleveurs. Pourtant les attaques à l’encontre de la filière ne cessent de croître. Afin de mieux y répondre, Interbev a créé fin 2012 un groupe de travail réunissant professionnels de l’amont et de l’aval de la filière afin de réfléchir à une position commune en terme d’environnement et prenant en compte les aspects économiques, trop souvent mis de côté lorsque sont évoqués les aspects environnementaux en élevage. Un des défis majeurs de ce groupe de travail auquel participe Dominique Daul, pour les mois à venir sera de faire valoir une autre méthode de calcul pour l’affichage environnemental, une méthode qui tienne compte des bienfaits de l’élevage, par exemple en terme de biodiversité et d’entretien des paysages mais aussi du poids économique de la filière. Un des autres objectifs de ce groupe de travail est d’avoir un discours plus offensif sur l’environnement alors que jusqu’à présent l’élevage est toujours resté sur la défensive.

L’aval de la filière connaît elle aussi des incertitudes. En effet, la surcapacité d’abattage au niveau national est estimée à 30%. Là encore une stratégie au niveau de la filière dans sa globalité doit être envisagée.

Satisfaits de cet échange, Sylvain Marchois envisage qu’une présentation de ce type puisse être faite auprès des « conseillers agricoles afin de leur donner des clés pour mieux comprendre et appréhender la filière. »

Une rencontre similaire est programmée suite à la demande du crédit mutuel dans les semaines à venir.

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