Le Préfet présidera une table ronde avec la distribution alsacienne

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En marge de l’action ciblant la grande distribution, la FDSEA et les JA avaient demandé à être reçu par le Préfet. Denis Ramspacher a insisté sur les difficultés rencontrées par les éleveurs liées en particulier à l’augmentation des charges. « Les éleveurs doivent pouvoir répercuter la hausse des charges qu’ils subissent sur le prix de vente de leurs produits, sinon ce sera la faillite de l’élevage » a martelé le président de la FDSEA. Au niveau national comme au niveau alsacien, plusieurs rencontres avec la distribution ont déjà eu lieu, mais il faut passer maintenant des paroles aux actes. C’est pourquoi la FDSAE et les JA ont demandé au Préfet d’organiser sous son autorité une table ronde avec la distribution.

il faut passer maintenant des paroles aux actes

Pour le président des JA, cette situation souligne de manière criante la disparité des rapports de force dans les négociations commerciales. Les entreprises de transformation et surtout les éleveurs, en bout de chaine, se retrouvent comme la variable d’ajustement. « Ce n’est pas acceptable, l’Etat doit nous aider à rééquilibrer les négociations commerciales pour ramener de la valeur ajoutée vers les éleveurs » a précisé Didier Braun.

Tous les secteurs de l’élevage sont concernés par cette problématique, poursuit Dominique Daul. Et de rappeler que la distribution avait pourtant signé en 2011 les accords du 3 mai qui prévoient que lorsque les charges de production augmentent fortement, de nouvelles négociations commerciales doivent avoir lieu. « Les seuils de renégociation sont atteints déjà depuis quelques mois pour la viande bovine, porcine et la volaille » déplore le représentant de la FNB.

Pas assez de prix et trop de contraintes tuent l’élevage français

Profitant de leur entrevue avec le Préfet, les responsables syndicaux de la FDSEA et des JA ont aussi insisté sur la nécessité de simplifier les normes environnementales et arrêter la surenchère réglementaire. L’exemple le plus criant est la directive nitrates. Tout est imposé de Paris, en particulier les périodes d’interdiction d’épandage, sans aucun bon sens ni agronomique ni environnemental ! « Il faut faire une pause environnementale et ne pas asphyxier encore davantage l’élevage » a souligné Jean-Paul Bastian.

Sensible aux difficultés des éleveurs, le Préfet a indiqué qu’il porterait les revendications de la FDSEA et des JA. S’agissant de la répercussion des charges sur le prix de vente, Stéphane Bouillon s’est dit convaincu que le consommateur était prêt à payer les quelques centimes de plus pour s’assurer la qualité des produits locaux. Il a également répondu favorablement à la demande des représentants professionnels d’organiser une table ronde qu’il présidera d’ailleurs en personne. Celle-ci se déroulera rapidement au cours des prochaines semaines car il n’y a plus de temps à perdre.

Satisfait de l’engagement du Préfet, les responsables de la FDSEA et des JA ont indiqué leur détermination. Sans changement réel d’attitude de la distribution, ils durciront leurs actions. L’avenir de l’élevage est en jeu !

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