Lait/ Équilibrer les relations commerciales

Retour Partager sur facebook Imprimer l'article
Envoyer l'article par e-mail

Envoyer cet article par mail

Fermer

250 signes(s) restant(s)

 

* champs obligatoires

Lundi 11 mars, les producteurs de lait étaient nombreux pour écouter Thierry Roquefeuil qui se veut optimiste pour la production laitière française. Cependant, les échéances sont nombreuses pour la section spécialisée de la FNSEA. Au programme de 2013, reformer la LME et les négociations de la PAC avec comme leitmotiv la défense d’un prix du lait rémunérateur.

Thierry Roquefeuil se veut optimiste

La présence de Thierry Roquefeuil au groupe lait organisé par la FDSEA et les Jeunes Agriculteurs a été l’occasion pour le nouveau président de la FNPL de rappeler les engagements et les ambitions de la filière laitière française.

 

 

Retrouver l’équilibre

F. Loyer a présenté l’indicateur retenu par la FNPL car il était « le plus proche de la réalité », un suivi mensuel sera réalisé et l’alerte déclenchée si la barre critique est franchie . Par la suite, des négociations avec l’aval devront s’entamer.

En période de crise, l’augmentation des prix à la consommation est un sujet délicat, c’est pourquoi la FNPL tient à prouver que l’impact qu’aurait une augmentation de 30€ de la tonne de lait du prix producteur sur les produits de consommation serait très faible.

En effet, seuls 2 centimes du litre de lait UHT et 6 centimes sur 200g de fromage rapé suffiraient.

Pour Thierry Roquefeuil, la mise en place de cet indicateur n’est qu’un premier pas, car l’important est que les pouvoirs publics légifèrent pour réorganiser le marché intérieur français qui « actuellement ne fonctionne plus ».

La reforme de la PAC

Alors que les parlementaires européens discutent de la future PAC en ce moment, le débat s’est naturellement orienté vers l’enjeu de la réforme pour le secteur laitier. Jean Paul Bastian, président de la Chambre d’agriculture a rappelé l’histoire de la PAC pour les producteurs de lait dont l’ancienne aide couplée, ADL (Aide Directe Laitière) a été intégrée au DPU. Ainsi, les éleveurs laitiers intensifs ont des DPU parmi les plus élevés. La convergence des aides comme elle est proposée impacterait lourdement les laitiers alsaciens alors que les revenus dans le secteur sont actuellement en berne. Jean Paul Bastian milite donc « pour une convergence limitée et la plus lente possible » et se veut rassurant puisque « pour le moment, la Commission européenne est allée en direction favorable. La convergence irait moins loin que ce qu’elle prévoyait ».

La FNPL consciente de l’enjeu a proposé des solutions pour aider les éleveurs. Cependant, « la disparité des productions laitières en France rend difficile une prise de position unique vis-à-vis de la convergence » selon Thierry Roquefeuil.

L’après 2015

L’après 2015 suscite beaucoup d’interrogations chez les producteurs laitiers. Denis Ramspacher a interrogé Thierry Roquefeuil sur sa vision de l’après quota. Pour le président de la FNPL, la filière française aura besoin d’entreprises compétitives pour se positionner sur le marché mondial qui constitue « la principale opportunité de développement des marchés devant le marché intérieur qui est arrivé à saturation ».

Les régions devront conserver des dynamiques laitières pour maintenir les usines de transformations, les fournisseurs… Pour le président de la Chambre d’agriculture, si le court terme est important, il faut également des perspectives, et la compétitivité en est un indicateur. « La compétitivité c’est aussi de la durabilité ! Il faudra surveiller nos voisins de près, car la compétitivité sera là où il a de l’organisation en matière de filière. L’Alsace a toujours su restée dynamique. Cette dynamique est le meilleur moyen de préparer l’après quotas. »  Ce sentiment est partagé par Didier Braun et Mathieu Trautmann des JA qui se sont dit satisfaits de la dynamique d’installation illustrée par plus de 50 installations laitières en deux ans. « Ces chiffres sont gage de la bonne tenue de la filière en Alsace, mais prouve aussi que lorsque les jeunes ont des perspectives, ils franchissent plus aisément le pas de l’installation ».

La relation entre producteur et transformateur sera l’autre grand chantier de la filière après 2015 pour le syndicalisme. La FNPL s’est complètement investie dans la contractualisation, pour ne pas faire de cette relation « un affrontement permanent mais bien un échange bilatéral constructif ».

La profession devra aussi construire une nouvelle politique régionale d’organisation de la filière en lien avec les organisations de producteurs (OP) et les associations d’organisation de producteurs (AOP).

Le président de la FNPL a conclu en se disant « conscient des défis à relever mais aussi confiant pour un secteur important de l’agriculture française. »

événements

  • {0} - {1}

Du fourrage en quantité de qualité moindre

Du fourrage en quantité de qualité moindre

Toutes les émissions dans la médiathèque